Les re­belles vou­laient res­tau­rer l’ordre consti­tu­tion­nel

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - FRANCE & MONDE | ACTUALITÉS -

Des di­zaines de mil­liers de per­sonnes, bran­dis­sant sou­vent des dra­peaux turcs, ont bra­vé les re­belles, grim­pant sur les chars dé­ployés dans les rues ou se ren­dant à l’aé­ro­port d’Is­tan­bul pour ac­cueillir Er­do­gan, ren­tré pré­ci­pi­tam­ment de va­cances dans la mé­ga­lo­pole dont il fut maire et qui reste son fief.

C’est peu avant mi­nuit qu’un com­mu­ni­qué des « forces ar­mées turques » avait an­non­cé la pro­cla­ma­tion de la loi mar­tiale et d’un cou­vre­feu dans tout le pays, après des dé­ploie­ments de troupes no­tam­ment à Is­tan­bul et dans la ca­pi­tale An­ka­ra.

Les putschistes ont jus­ti­fié leur « prise de pou­voir to­tale » par la né­ces­si­té d’« as­su­rer et res­tau­rer l’ordre consti­tu­tion­nel, la dé­mo­cra­tie, les droits de l’homme et les li­ber­tés et lais­ser la loi su­prême du pays pré­va­loir ».

De­puis Mar­ma­ris où il était en va­cances, Er­do­ gan avait im­mé­dia­te­ment ap­pe­lé la po­pu­la­tion à s’op­po­ser au putsch. Et de fé­li­ci­ter les Turcs pour être des­cen­dus « par mil­lions » dans les rues. Hier soir, à Is­tam­bul, il s’est adres­sé à des mil­liers de ses par­ti­sans mas­sés sous une fo­rêt de dra­peaux turcs.

Par ailleurs, de nom­breux hauts res­pon­sables mi­li­taires s’étaient dé­so­li­da­ri­sés pu­bli­que­ment dans la nuit des putschistes.

FE­THUL­LAH GÜ­LEN. Exi­lé aux Etats-Unis. Pour An­ka­ra, il est der­rière la ten­ta­tive de putsch. AFP

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