Ni­co­las Schatz très loin de­vant les autres

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - SPORTS AUTOMOBILE - Ra­phaël Ro­chette ra­phael.ro­chette@cen­tre­france.com

Au-des­sus du lot lors des es­sais, Ni­co­las Schatz a re­lé­gué son prin­ci­pal ad­ver­saire à près de quatre se­condes. Le sep­tuple cham­pion de France file tout droit vers un troi­sième suc­cès d’af­fi­lée sur l’as­phalte du col de la Croix-Saint-Ro­bert.

Pe­tit par la taille (1,65 cm), mais grand par le ta­lent vo­lant en main. Ni­co­las Schatz est l’in­con­tes­té maître de la course de côte, sur le plan na­tio­nal. Hier, lors des es­sais, le Bour­gui­gnon a re­lé­gué très loin tous ses ad­ver­saires.

Ne cherchez pas ailleurs le vain­queur de la 56e course de côte du MontDore Cham­bon­sur­Lac. Le Mâ­con­nais a toutes les qua­li­tés re­quises pour être ce­lui­ci, une troi­sième fois de suite, cet après­mi­di, à l’is­sue des trois mon­tées en course du col de la Croix­Saint­Ro­bert.

« Quatre se­condes, c’est beau­coup »

Le roi de la Mon­tagne a créé des écarts énormes dès sa pre­mière sor­tie en piste. Son ha­bi­tuel dau­ phin sur le cir­cuit na­tio­nal poin­tait à près de cinq se­condes, à l’is­sue de cette mise en bouche. Un gouffre à ce ni­veau de la com­pé­ti­tion, où l’on se bat à coup de dixièmes. Sébastien Pe­tit avait beau amé­lio­rer son temps dans l’après­mi­di, le pi­lote lyon­nais ne par­ve­nait pas vrai­ment à ré­duire l’écart le sé­pa­rant du grand pa­tron de la dis­ci­pline, lui aus­si plus ra­pide, lors de son se­cond run. Ni­co­las Schatz était même sur­pris d’avoir fait au­tant de dif­fé­rence sur son plus dan­ge­reux ri­val.

« Quatre se­condes, c’est quand même beau­coup, éva­luait­il. Car Sébastien (Pe­tit) est un bon pi­lote, qui va vite. C’est un com­pé­ti­teur. En fait, on ne sait pas où se si­tue vrai­ment la concur­rence. Si ça se trouve, de­main (au­jourd’hui), il va al­ler très vite. »

Si tout s’est bien dé­rou­lé, hier, pour le double lau­réat en titre, il ne vou­lait pas vendre la peau de l’ours. « En course de côte, c’est la meilleure manche qui compte, rap­pe­lait­il. Si Sébastien (Pe­tit) fait un bon chro­no (au­jourd’hui), il gagne la course et point fi­nal. »

En tout cas, l’aî­né des frères Schatz est bien par­ti pour si­gner le tri­plé, sur les flancs du San­cy. Les es­ sais ont confir­mé qu’il avait une grosse marge.

« On est mon­té en puis­sance »

« Mes temps (2’20”353, puis 2’18”860) sont cor­rects, es­ti­mait­il. On a fait évo­luer la voi­ture pour la deuxième mon­tée. Dans la pre­mière séance, c’était com­pli­qué pour ava­ler les bosses et les vi­rages, plu­tôt tech­niques et lents ici. Il faut une voi­ture as­sez souple pour pou­voir l’ame­ner cor­rec­te­ment. On a cor­ri­gé un peu et c’était mieux. »

Le re­cord de Si­mone Fag­gio­li, éta­bli en 2011 (2’14”610), n’est pas en dan­ger, la mo­to­ri­sa­tion de sa voi­ture n’étant pas com­pa­rable à la Nor­ma 4 litres BMW de Schatz. Reste que le Ma­côn­nais en a sû­re­ment gar­dé sous le pied et ça de­vrait mon­ter en­core plus vite, au­jourd’hui, si le ba­ro­mètre se main­tient au beau fixe.

Le re­cord n’at­tri­buant pas de point sup­plé­men­taire, le Bour­gui­gnon se conten­te­rait vo­lon­tiers d’une nou­velle vic­toire. Lui qui a tout ga­gné jus­qu’à présent conti­nue­rait ain­si son car­ton plein.

Il est si do­mi­na­teur qu’il a d’ailleurs rem­por­té un sep­tième titre na­tio­nal d’af­fi­lée, il y a quinze jours à Du­nières, trois manches avant la fin du cham­pion­nat. « En dé­but d’an­née, c’était très ser­ré avec Sébastien et on est mon­té en puis­sance au fil des courses », ex­pli­quait Ni­co­las Schatz, n’ou­bliant pas d’as­so­cier toute sa struc­ture à sa réus­site. « C’est beau­coup de tra­vail et je ne suis pas seul. » Pour la mise au point, bien sûr. Mais sur la piste, il n’a pas be­soin d’aide…

IN­TOU­CHABLE. Ni­co­las Schatz (Nor­ma) a créé de gros écarts, hier aux es­sais. PHO­TOS FRED MAR­QUET

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