Le Ma­ra­ca­na s’est em­bra­sé

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - SEPTIÈME JOUR -

H ymne bré­si­lien chan­té en ver­sion acous­tique, dé­fi­lé d’écoles de sam­ba : les Jeux Olym­piques de Rio, les pre­miers de l’histoire sur le conti­nent su­da­mé­ri­cain, se sont ou­verts par une ode à la musique bré­si­lienne, dans le my­thique stade Ma­ra­ca­na, ven­dre­di soir (hier à par­tir d’1 heure en France).

Le réa­li­sa­teur bré­si­lien Fer­nan­do Mei­relles, un des trois di­rec­teurs ar­tis­tiques à la ma­noeuvre, avait pré­ve­nu : dans un pays plon­gé dans une ré­ces­sion éco­no­mique ai­guë as­sor­tie d’une sé­vère crise po­li­tique, il fal­lait com­po­ser avec un bud­get li­mi­té. La « grande fête » pro­po­sée par Mei­relles, qui pro­met­tait de mettre à l’hon­neur « la ri­chesse de la culture po­pu­laire bré­si­lienne », a donc don­né le pre­mier rôle à la musique du pays dans toute sa di­ver­si­té. Au pays du car­na­val, les spor­tifs ayant dé­fi­lé sous le re­gard du monde en­tier en ont eu un aper­çu écla­tant quand le Ma­ra­ca­na s’est trans­for­ mé en sam­bo­drome sous l’im­pul­sion d’une dou­zaine d’écoles de sam­ba.

Trois heures et de­mie plus tôt, c’est sur les notes d’Aquele abra­ço, une mé­lo­die par­mi les plus cé­lèbres de Gil­ber­to Gil, icône de la musique bré­si­lienne, qu’avait dé­bu­té cette cé­ré­mo­nie d’ou­ver­ture. La bos­sa et l’in­con­tour­nable A Ga­ro­ta de Ipa­ne­ma de Tom Jo­bim – deuxième chan­son la plus connue au monde se­lon les or­ga­ni­sa­teurs – n’ont pas été ou­bliées…

RIO DE JA­NEI­RO. Ex­plo­sion de lu­mière sous les yeux des concur­rents ve­nus du monde en­tier, mas­sés au centre de l’arène. PHO­TO AFP

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.