Ils en­freignent la loi pour leur ani­mal de com­pa­gnie

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - RÉGION ACTUALITÉ - Phi­lippe Suc phi­lippe.suc@cen­tre­france.com

La jus­tice est par­fois confron­tée à des si­tua­tions on ne peut plus co­casses ou sin­gu­lières qui concourent aus­si, il faut bien dire, à dé­dra­ma­ti­ser celles-ci.

Un ma­gis­trat du Puy­enVe­lay en li­vrait der­niè­re­ment quelques­unes, mon­trant tout l’at­ta­che­ment de nos conci­toyens à leurs ani­maux fa­mi­liers, ou si l’on pré­fère, les atomes cro­chus exis­tant entre eux.

En voi­ci une qui ne manque guère de pi­quant. L’his­toire ou la simple anec­dote, « cer­ti­fiée exacte par les ser­vices de gen­dar­me­rie » met en scène un pi­lote de scoo­ter aty­pique, sur­pris par les forces de l’ordre au gui­don de son en­gin, tête nue. Ce der­nier ob­tem­père face à la ma­ré­chaus­sée et dé­clare, can­dide, aux forces de l’ordre qui s’ap­prêtent à le ver­ba­li­ser qu’il ne peut pas mettre son casque car son per­ro­quet ne pour­rait pas… s’ac­cro­cher. Le confort de son oi­seau passe avant sa sé­cu­ri­té.

Dans cette autre pro­cé­dure, le par­quet est ame­né à sta­tuer sur le cas d’un pro­prié­taire de chiens de meutes, qua­li­fié « d’aca­riâtre ». Comme par­fois en mi­lieu ru­ral, le voi­si­nage est ex­cé­dé par les nui­sances. Non sans avoir rap­pe­lé à l’ordre l’in­tem­pé­rant amou­reux de la gent ca­nine, la jus­tice fi­nit par or­don­ner que l’on sai­sisse les chiens.

Quelque temps plus tard, ceux­ci sont ven­dus aux en­chères. Or, de­vi­nez qui est le der­nier en­ché­ris­seur ? Mais oui, le même pro­prié­taire qui ra­chète ses ani­maux ! L’amour des bêtes ne connaît dé­ci­dé­ment pas de li­mites.

PAS­SION. Aux pe­tits soins avec l’oi­seau. PHO­TO A. GAUDIN

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.