Puy de San­cy, un ter­rain de jeux de rêve pour les ran­don­neurs

Les mon­tagnes des Monts Dore, des lieux idéals pour s’adon­ner à la marche loi­sir ou spor­tive

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - LA UNE - Jen­ni­fer Bia­ba­tan­tou

TOIT DE L’AU­VERGNE. C’est aus­si 437 ki­lo­mètres de piste pour les VTT et des ba­lades équestres à cou­per le souffle.

Dans le mas­sif des monts Dore, le puy de San­cy, plus haut som­met de ces mon­tagnes, n’en fi­nit pas d’at­ti­rer les ran­don­neurs. Ces mar­cheurs de tous poils viennent plus nom­breux.

Calme, sé­ré­ni­té, ma­jes­té. On pour­rait ain­si dé­fi­nir le puy de San­cy. Ce n’est donc pas éton­nant de voir af­fluer au­tant de ran­don­neurs, de dif­fé­rents pro­fils et ori­gines, se dé­pen­ser dans ce bel en­vi­ron­ne­ment.

Dès 10 heures, sur le par­king dé­jà plein qui borde la sta­tion du Mont­Dore. Avant le dé­part, le sacà­dos est gé­né­ra­le­ment rem­pli de vic­tuailles pour pro­fi­ter de la jour­née dans cet es­pace mon­ta­gneux. Les chaus­sures sont bien las­sées et adap­tées car les sillons caillou­teux peuvent créer ra­pi­de­ment des bles­sures plus ou moins graves. La pe­tite laine est sur le dos pour se pré­ser­ver de la fraî­cheur ma­ti­nale et en mains, les bâ­tons de ran­don­née ou non. Cha­cun sa mé­thode.

Un mi­ni­mum de pré­pa­ ra­tion est né­ces­saire pour gra­vir le mont de 1.885 mètres d’al­ti­tude avec ai­sance. Il faut dire qu’il s’agit du plus haut som­met d’ori­gine vol­ca­nique en France mé­tro­po­li­taine.

Les ouï­dire évoquent même ses pentes comme fai­sant par­tie des plus ar­dues. Ce constat n’a pas pour ef­fet d’ef­frayer les mar­cheurs, tou­jours plus nom­breux. Près de 150.000 du­rant la sai­son es­ti­vale.

Pour Mi­chel et Ri­quia, 67 et 63 ans, ori­gi­naires du Pas­de­Ca­lais, ce­la va faire plus d’une ving­taine d’an­nées, qu’ils cô­toient ces monts au­ver­gnats. Ils y ont fait d’in­nom­brables ran­don­nées. Au­jourd’hui, moins mais ils ne sont pas en reste et le plai­sir lors­qu’ils re­viennent est tou­jours in­tact : « Quand on était plus jeunes, on fai­sait les ran­don­nées mais plus main­te­nant ex­plique Ri­quia, do­ré­na­vant on se contente d’al­ler jus­qu’à la grande cas­cade quand on est au Mont­Dore. Si on aime mar­cher, le puy du San­cy vaut le coup ! »

D’autres y mettent les pieds pour la pre­mière fois, comme Amé­lie et Pierre­Yves, pa­rents de Ro­main, 7 ans, et Ma­non 4 ans.

Ac­ces­sible aux en­fants

Ori­gi­naires de Hau­teVienne, ils sont ve­nus cher­cher ici : « une belle ba­lade ac­ces­sible aux en­fants ; donc on va ten­ter, on ver­ra si on re­vient ce soir cre­vés, si­non il reste l’op­tion du té­lé­phé­rique », plai­sante la mère de fa­mille.

Ait­zol et Leire, couple de 38 et 35 ans, ran­donnent tous les week­ends, dans leurs mon­tagnes basques, et sont ve­nus s’es­sayer à celles de l’Au­vergne. « On a dé­cou­vert la ré­gion à tra­vers les mé­dias. On a pu voir ici que les monts sont très verts. Contrai­re­ment à chez nous où il y a beau­coup de pierres. Le ni­veau de dif­fi­cul­té est le même. On est vrai­ment très contents de notre sé­ jour. »

Quant à Phi­lippe, can­ta­lien et ran­don­neur che­vron­né de 50 ans, y vient de­puis quatre ans, une fois par an. Sa pas­sion pour ce loi­sir s’est fa­çon­née avec le temps : « Quand j’étais pe­tit, je dé­tes­tais faire de la ran­don­née dans les camps d’ado. Puis j’y ai pris goût. Ici, les pay­sages sont ma­gni­fiques, on se croi­rait en­core au prin­temps. »

Mar­motte et autre cha­mois

Des par­cours sont pro­po­sés aux mar­cheurs, avec des ni­veaux de dif­fi­cul­tés qui va­rient, qui per­mettent de dé­cou­vrir dif­fé­rents pay­sages du mas­sif du San­cy qu’on soit en fa­mille, entre amis ou en so­li­tiaire. Pour ceux qui ne sont pas ten­tés par la ran­don­née, il y a la pos­si­bi­li­té de prendre le té­lé­phé­rique qui amène près du som­met en quatre mi­nutes. Mais pour l’at­teindre, il fau­dra tout de même mar­cher, et no­tam­ment mon­ter les 850 marches qui les y conduisent.

Lors­qu’il fait beau temps, il y a aus­si la pos­si­bi­li­té d’ad­mi­rer une par­tie du Mont Blanc. Qu’on soit ran­don­neur ex­pé­ri­men­té ou pas, le plai­sir de ve­nir mar­cher de­meure le même. Et si l’on est chan­ceux et ob­ser­va­teur, il n’est pas im­pos­sible de croi­ser un cha­mois ou une mar­motte…

« Si on aime mar­cher, le puy de San­cy vaut le coup ! »

BA­LADES SPOR­TIVES. Les dif­fé­rents par­cours pro­po­sés per­mettent de dé­cou­vrir les mul­tiples fa­cettes du mas­sif. PHO­TO MA­NON SA­BY

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