Un pan de l’his­toire de la lit­té­ra­ture

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - MAGDIMANCHE -

La So­cié­té des amis de Co­lette af­fiche l’am­bi­tion « de re­lier Co­lette au monde contem­po­rain », à tra­vers des ac­tions pé­da­go­giques no­tam­ment. C’était une des condi­tions po­sées par les col­lec­ti­vi­tés et l’État pour par­ti­ci­per au ra­chat de la mai­son de l’en­fance de Co­lette et de sa mère, Si­do, qui au­ra de­man­dé, res­tau­ra­tion com­prise, un in­ves­tis­se­ment de près de deux mil­lions d’eu­ros. En 2011, alors mi­nistre de la Culture de Fran­çois Fillon, Fré­dé­ric Mit­ter­rand avait fait de la mai­son de Co­lette une « mai­son des illustres », et pous­sé son ins­crip­tion à l’in­ven­taire sup­plé­men­taire des Mo­nu­ments his­to­riques. Signe que l’État, dé­jà, voyait en cette bâ­tisse « grave et re­vêche » un pan de l’his­toire lit­té­raire fran­çaise in­jus­te­ment mé­con­nu. Na­jat Val­laud-Bel­ka­cem, à la tête du mi­nis­tère des Droits des Femmes, avait elle aus­si sou­te­nu la dé­marche ini­tiée à Saint-Sau­veur, qui « illustre à la per­fec­tion ce qu’il est sou­hai­table de faire pour re­don­ner une juste place aux femmes ». Dans la pe­tite rue étroite qui re­monte au châ­teau, la mai­son n’est plus uni­que­ment un per­son­nage de ro­man. « Mai­son et jar­din vivent en­core, je le sais. » (La Mai­son de Claudine, 1922 – Co­lette)

LA MAI­SON DE CLAUDINE. « Mai­son et jar­din vivent en­core, je le sais ».

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