« Se ter­mi­ner en apo­théose »

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - MAG DIMANCHE - Ga­vin’s Cle­mente Ruiz

Voi­là. Les va­cances sont bien­tôt fi­nies. Ou presque. On re­prend les car­tables, on re­met un pan­ta­lon, un tailleur, et on re­tire le sable entre les doigts de pieds. Les va­cances sont FI­NIES.

Mais avant, ter­mi­nons ce­la en « apo­théose ». Ce mot est ti­ré du grec, et dé­ri­vé du mot « théos », le dieu. Il s’agit de la der­nière par­tie, la plus glo­rieuse, d’un évé­ne­ment, d’une com­pé­ti­tion spor­tive ou autre. On garde en tête les feux d’ar­ti­fice qui viennent ponc­tuer ce genre de ma­ni­fes­ta­tion.

Dans la my­tho­lo­gie grecque, l’apo­théose don­nait la pos­si­bi­li­té aux simples mor­tels l’oc­ca­sion de tu­toyer les dieux en grim­pant jusque sur l’Olympe. Mais la si­gni­fi­ca­tion la plus em­blé­ma­tique vient de l’époque ro­maine. Ain­si les em­pe­reurs dé­funts étaient au­tre­fois ex­po­sés au peuple en « apo­théose », puis im­mo­lés.

Fin phé­no­mé­nale

Au même mo­ment, un aigle s’en­vo­lait dans les cieux, sym­bole de l’es­prit du mort ac­cueilli au royaume des cieux… Une belle fa­çon de mar­quer les es­prits, au sens propre et au sens fi­gu­ré, et sur­tout d’en­trer dans l’His­toire !

Le terme d’apo­théose est res­té pour rap­pe­ler cette fin phé­no­mé­nale. Es­pé­rons que vos va­cances se ter­minent donc en apo­théose, mais peu­têtre pas au sens romain du terme !

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.