Les ath­lètes ont dû s’adap­ter au rol­ling-start

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - SPORTS TRIATHLON - Ni­co­las Jac­quet

Avec 1.820 ath­lètes au dé­part, les or­ga­ni­sa­teurs ont ins­tau­ré un dé­part en rol­ling-start pour qu’il soit plus fluide.

Le prin­cipe est de clas­ser les ath­lètes sui­vant leur ni­veau de per­for­mance an­non­cé. Du plus au moins ra­pide. Toutes les quatre se­condes, trois par­ti­ci­pants se jettent en­semble dans le lac d’Al­lier. Par ce moyen, les em­bou­teillages sont évi­tés dans l’eau. Mais, pour les spec­ta­teurs et les ath­lètes, il est plus com­pli­qué de sa­voir qui est le meilleur temps.

Car, du pre­mier au der­nier à s’élan­cer, cin­quante mi­nutes se sont écou­lées. Le pre­mier à fran­chir la ligne n’est donc pas for­cé­ment ce­lui qui a mis le moins de temps pour bou­cler le par­cours.

Leanne Fa­noy a ga­gné l’épreuve. Troi­sième fé­mi­nine en na­ta­tion et meilleur temps en vé­lo, c’est pour­tant en quatrième po­si­tion qu’elle com­mence le par­cours du se­mi­ma­ra­thon. « En sor­tant de l’eau, je n’étais pas sa­tis­faite de ma nage car d’ha­bi­tude je nage avec une com­bi­nai­son. En­suite, le vé­lo s’est bien pas­sé mais en rai­son du rol­ling­ start, je n’ai pas réus­si à sa­voir si c’était bon ou pas. Quand j’ai com­men­cé à cou­rir, j’ai ra­pi­de­ment dou­blé une fille. Puis deux autres ont sui­vi et j’ai com­pris que j’étais en tête de la course. » Même avec cette per­for­mance, il a fal­lu à l’ath­lète d’Abou Dha­bi, at­tendre quelques mi­nutes et l’ar­ri­vée de ses pour­sui­vantes pour que sa vic­toire soit confir­mée.

« C’est com­pli­qué de se si­tuer et ça ne per­met pas de gé­rer son ef­fort, confie Aman­dine Bo­din, quatrième fé­mi­nine. Avec ce sys­tème, on doit tou­jours être à fond, en pre­nant le risque d’ex­plo­ser dans le der­nier tour. »

En re­vanche, quand on ne joue pas la gagne, ce dé­part ne per­turbe pas. Ar­ri­vé 119e, Bap­tiste Gri­gy n’a pas été gê­né par cette par­ti­cu­la­ri­té. « Pour moi, ça n’a pas d’im­por­tance. J’ai ma montre et je connais mes per­for­mances. Je me si­tue par rap­port à mes temps. En re­vanche, comme je suis un na­geur, je pré­fère quand on part tous en même temps pour l’am­biance. Et puis, ça joue des coudes, il y a de l’ani­ma­tion dans l’eau. »

DÉ­PART. Cette an­née, les concur­rents se sont je­tés à l’eau par pe­tits groupes.

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