Le règne ani­mal, no­blesse et in­ti­mi­té

Une sé­rie du pho­to­graphe Laurent Baheux, à dé­cou­vrir à la Salle Gaillard, du mar­di au di­manche

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - NICÉPHORE - Or­lane Mas­tel­lone-Ruel­lan

Quand le sau­vage et l’exo­tisme prennent les airs d’un al­bum de fa­mille. L’oeuvre de Laurent Baheux est à dé­cou­vrir à la salle Gaillard jus­qu’au 30 oc­tobre.

lé­gance des ports de tête, force des ex­pres­sions, ou flegme mo­no­li­thique, l’ani­ma­li­té vue par Laurent Baheux a toutes les grâces hu­maines, et plus en­core. La sé­rie « Al­bum de la vie sau­vage en Afrique » est à dé­cou­vrir du mar­di au di­manche à la salle Gaillard, à Cler­mont. ture ». À tra­vers son ob­jec­tif, l’ani­mal prend les traits de l’hu­main, ses at­ti­tudes, et ap­pelle l’in­ter­pré­ta­tion du spec­ta­teur, qui re­con­naît dans ces por­traits des ex­pres­sions et des at­ti­tudes en­tre­vues chez ses congé­nères. Et pour cap­tu­rer cette hu­ma­ni­té fu­gace, il n’y a qu’un seul se­cret, la proxi­mi­té.

« Par­mi les pho­tos ex­po­sées à la Salle Gaillard, il y a ce cli­ché de rhi­no­cé­ros. Ils sont quatre, et me re­gardent. Je ne suis pas très loin d’eux, trop proche d’ailleurs mais c’était né­ces­saire pour qu’ils me re­gardent. Ils ont ce ré­flexe de pro­tec­tion. C’est un ani­mal à la fois fort et fra­gile. Et je me suis ap­pro­ché pour qu’on sente au maxi­mum leur pré­sence dans l’image. On sent l’ins­tinct ani­mal. » Des por­traits in­times, quo­ti­diens, de la vie ani­male de l’Afrique sau­vage.

LAURENT BAHEUX. Après une car­rière dans la pho­to­gra­phie de sport, un retour brut à la vie sau­vage. PHOTO FRANCK BOILEAU

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