Vraie tour de Ba­bel

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - MAGDIMANCHE - Ga­vin’s Cle­mente Ruiz

Grâce à l’ou­vrage de Fran­çoise Claustres, S’en la­ver les mains et autres ex­pres­sions bi­bliques (éd. Ha­tier), on dé­couvre la si­gni­fi­ca­tion de « Une vraie tour de Ba­bel », ex­pres­sion com­mu­né­ment ad­mise.

Après avoir connu le Dé­luge, les des­cen­dants de Noé, per­son­nage bi­blique s’il en est, ont choi­si de s’ins­tal­ler en pleine Mé­so­po­ta­mie pour construire une ville avec les briques qu’ils avaient fa­bri­quées. Et pas n’im­porte comment ! En construi­sant une tour très haute, tel­le­ment haute qu’elle avait pour but de tou­cher le ciel. Rien que ça ! Les tra­vaux avancent bien, si bien que Dieu en prend om­brage et dé­cide alors d’in­ter­fé­rer et de brouiller la langue des hommes et des femmes de cette tour afin qu’ils ne se com­prennent plus.

Point po­si­tif : ce­la per­met à ces ha­bi­tants de cher­cher à se com­prendre dé­sor­mais un peu plus au vu de leurs dif­fé­rences de lan­gage. De­puis on nomme ce lieu une tour de Ba­bel. Pour­quoi Ba­bel ? Car « ba­bel » en hé­breu si­gni­fie brouiller, tout sim­ple­ment. De là dé­coule aus­si le nom de la ville de Mé­so­po­ta­mie, Ba­by­lone, un lieu où l’on parle di­verses langues.

La ville connut hé­las son heure de gloire sous le règne de Na­bu­cho­do­no­sor II en 597 av. J.­C., quand ce der­nier, après avoir mis Jé­ru­sa­lem sous sa coupe, condam­na ses ha­bi­ tants à l’es­cla­vage à Ba­by­lone, qui de­vient alors un lieu de dé­bauche et de per­ver­sion. Les mé­dias n’hé­sitent pas au­jourd’hui à nom­mer une ville sans foi ni loi « la nou­velle Ba­by­lone ».

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