Un vi­rage grand pu­blic

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - MAGDIMANCHE -

Il y a clai­re­ment, dans le Sep­tième Art, un “avant” et un “après” Dar­denne. Les deux frères belges, avec des oeuvres âpres comme Ro­set­ta (1999) ou L’En­fant (2005), ont re­don­né au ci­né­ma so­cial une vé­ri­table iden­ti­té ar­tis­tique. Mais de­puis quelques an­nées, leur style a lé­gè­re­ment évo­lué en pre­nant une voie plus “grand pu­blic”. Les ac­teurs ama­teurs et les images brutes des dé­buts ont lais­sé la place à des vi­sages plus re­con­nais­sables et une fac­ture vi­suelle plus lé­chée. C’est fla­grant dès Le Ga­min au vé­lo (2011), avec Cé­cile de France, où, qua­si­ment pour la pre­mière fois, le déses­poir des per­son­nages se teinte d’un brin de lu­mière. Avec Deux jours, une nuit (2014), les réa­li­sa­teurs fran­chissent un nou­veau cap. En tête de cas­ting, ils ont re­cru­té l’os­ca­ri­sée Ma­rion Co­tillard, ha­bi­tuée à des uni­vers plus gla­mour. Leur pe­tit der­nier, La Fille in­con­nue, prend le même che­min avec Adèle Hae­nel, l’ac­trice aux deux Cé­sars, qui prête ses traits à un per­son­nage émi­nem­ment “dar­den­nien”.

IN­TENSE. PLENUS Ma­rion Co­tillard dans Deux jours, une nuit. PHOTO CH­RIS­TINE

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