LA PO­SI­TION DE LA RUS­SIE MET LE CON­SEIL DE SÉ­CU­RI­TÉ DE L’ONU DANS UNE IMPASSE SUR LE DOS­SIER SYRIEN

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - FRANCE & MONDE -

DIPLOMATIE. Échec sur la Sy­rie. La Rus­sie a mis son ve­to, hier soir lors d’une réu­nion du Con­seil de sé­cu­ri­té de l’ONU à New York, au texte ap­pe­lant à la ces­sa­tion des bom­bar­de­ments sur Alep. Elle a ain­si em­pê­ché l’adop­tion de ce texte pro­po­sé par la France. Sur les quinze pays membres du Con­seil de sé­cu­ri­té, seuls la Rus­sie et le Ve­ne­zue­la se sont op­po­sés à la pro­po­si­tion fran­çaise. La Chine et l’An­go­la se sont abs­te­nus. Les onze autres pays du Con­seil, dont les États­Unis et le Royaume­Uni, ont sou­te­nu le texte. Mos­cou, sou­tien prin­ci­pal du ré­gime syrien, a en­suite sou­mis un pro­jet de ré­so­lu­tion concur­rent, ap­pe­lant plus gé­né­ra­le­ment à une ces­sa­tion des hos­ti­li­tés mais sans de­man­der spé­ci­fi­que­ment un ar­rêt des bom­bar­de­ments ac­tuels sur la ville d’Alep. Neuf des 15 pays membres du Con­seil de sé­cu­ri­té ont re­je­té le texte, dont la France, les États­Unis et le Royau­meU­ni. Fran­çois Hol­lande avait es­ti­mé, hier dans l’après­mi­di, qu’un pays qui met­trait son ve­to à la ré­so­lu­tion de la France sur la Sy­rie à l’ONU « se­rait dis­cré­di­té aux yeux du monde ». « Il se­rait res­pon­sable de la pour­suite des exac­tions », a­t­il dé­cla­ré. Le mi­nistre fran­çais des Af­faires étran­gères, JeanMarc Ay­rault (photo AFP), avait de son cô­té pré­ve­nu que le vote se­rait « un mo­ment de vé­ri­té pour tous les membres du Con­seil de sé­cu­ri­té », « en par­ti­cu­lier pour nos par­te­naires russes », in­vo­quant « une ré­volte de la conscience hu­maine ».

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