Par­ra : « La concur­rence ? C’est le jeu »

Le nu­mé­ro 9 de l’ASM évoque le fu­tur et pro­bable re­cru­te­ment de Laid­law

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - SPORTS - In­ter­view réa­li­sée par Ch­ris­tophe Bu­ron

Un de­mi de mê­lée écos­sais vien­dra-t-il faire de l’ombre à Mor­gan Par­ra ? Pour l’in­té­res­sé, là n’est pas la ques­tion et il dit at­tendre cette pro­bable et très forte concur­rence se­rei­ne­ment.

Alors que les di­ri­geants tra­vaillent au re­cru­te­ment d’un de­mi de mê­lée d’en­ver­gure in­ter­na­tio­nale (très pro­ba­ble­ment l’Écos­sais Laid­law), Mor­gan Par­ra af­fiche une quié­tude sans faille.

Quel re­gard por­tez-vous sur le dé­but de sai­son de votre équipe ? On est dans les clous. On avance pe­tit à pe­tit. On tra­vaille. Quant aux ré­sul­tats, ils sont sa­tis­fai­sants.

Est-ce qu’il n’y avait pas un pe­tit peu mieux à faire en termes de ré­sul­tats ? Oui et non. Ce cham­pion­nat est très com­pli­qué. Il y a tou­jours une rai­son, sou­vent dif­fé­rente, pour ex­pli­quer pour­quoi tu ne gagnes pas. C’est vrai que l’on rate une vic­toire à notre por­tée à Tou­lon. On fait deux nuls (à La Ro­chelle et à Pa­ris) sur des matchs que l’on pou­vait rem­por­ter… mais que l’on au­rait pu perdre aus­si. Main­te­nant, ce ne sont pas non plus des matchs cou­pe­rets. Re­gar­dons pour l’ins­tant le verre à moi­tié plein. Et puis, je me sou­viens de cer­taines sai­sons où l’on met­tait des bran­lées à tout le monde et à la fin…

Quel est le point po­si­tif dans le jeu de votre équipe de­puis deux mois ? La mê­lée est bien en place. Elle nous per­met au­jourd’hui de ré­cu­pé­rer des pé­na­li­tés et d’en­gran­ger des points. La dé­fense aus­si est bien, même s’il y a deux à trois trucs en­core à ré­gler. Et puis la dis­ci­pline est bonne aus­si. Il est im­pé­ra­tif dans ce Top 14 d’avoir une grosse conquête, une grosse dé­fense et de la dis­ci­pline. Il nous reste juste à amé­lio­rer un peu la touche.

A titre per­son­nel, vous sem­blez plu­tôt sur une bonne phase, non ? Ça va bien. Mais je pense pou­voir faire mieux, ap­por­ter en­core plus dans le jeu. Phy­si­que­ment, en tout cas, je vais bien. Et men­ta­le­ment aus­si. J’ai si­gné la sai­son der­nière quatre ans de plus (ndlr : jus­qu’en juin 2020) pour m’ins­crire dans un pro­jet de club am­bi­tieux et in­té­res­sant.

Comment ré­agis­sez-vous à la pro­bable ve­nue la sai­son pro­chaine d’un nu­mé­ro 9 de haut ni­veau, Greig Laid­law pour ne pas le nom­mer ? C’est le jeu ! La concur­rence ne date pas d’au­jourd’hui ; en club comme en équipe de France. Si ce joueur de­vait ar­ri­ver à l’ASM, je le vi­vrais bien, il n’y a au­cun pro­blème. Les sai­sons sont tel­le­ment longues que tu ne peux pas en­vi­sa­ger être à 100 % du pre­mier au der­nier jour. Tous les clubs ont trois n° 9 et la très forte concur­rence existe dans beau­coup de groupes.

La concur­rence d’un joueur in­ter­na­tio­nal en ac­ti­vi­té pour­rait-elle vous boos­ter ? Pas plus ! Mon ob­jec­tif est de tra­vailler et jouer pour l’équipe, les mecs à cô­té de moi. La concur­rence, ce n’est pas de se dire je suis le nu­mé­ro 1 in­dis­cu­table. Je pré­fère un match ga­gné en étant mau­vais qu’un match per­du en fai­sant le match de ma vie.

Et une vic­toire de votre équipe en étant sur le banc ? (Il sou­rit). Je pré­fère un match ga­gné en étant sur le ter­rain bien sûr. Mais comme tout un cha­cun, non ? Je ne conçois pas un ins­tant qu’il y ait un joueur dans ce club qui n’a pas en­vie d’être au maxi­mum sur le ter­rain.

Votre sé­ré­ni­té ex­plique-telle votre réus­site au pied ? Vous sa­vez ce que c’est… Je ne suis pas à l’abri d’un trou d’air. Je ne don­ne­rai pas de le­çon dans ce sec­teur des tirs au but. Par contre, je tra­vaille dif­fé­rem­ment cette sai­son. Sur le dé­but de se­maine, quand je m’en­traîne, je suis plus sur le geste, sur le tou­cher, la sen­sa­tion ; en fin de se­maine, il faut que ça rentre, il me faut le meilleur taux de réus­site pos­sible.

Tou­louse ar­rive au Mi­che­lin, y a-t-il un dan­ger d’avoir une ASM la tête dé­jà à l’Europe ? Le dan­ger existe en ef­fet si tu n’es pas prêt. Les deux équipes se­ront concer­nées par l’Europe la se­maine pro­chaine mais pour nous, la ve­nue du Stade Tou­lou­sain entre dans un bloc de trois matchs très im­por­tants. Tou­louse est le dé­but d’une sé­rie de gros matchs à jouer ; des matchs bons et durs à jouer. Vi­ve­ment di­manche (au­jourd’hui) et un Mi­che­lin plein !

RÉUS­SITE. Dans le jeu au pied, comme dans l’ani­ma­tion, Mor­gan Par­ra réa­lise un dé­but de sai­son convain­cant. PHOTO RICHARD BRUNEL

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