« Le main­tien du Cé­ve­nol est vi­tal »

Des cen­taines de per­sonnes réunies à la gare de Lan­gogne

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - RÉGION ACTUALITÉ - Ma­nuel Cla­dière

L’As­so­cia­tion des élus pour la dé­fense du Cé­ve­nol et de la ligne Pa­ris-Nîmes-Mar­seille, avec le sou­tien du Co­mi­té de dé­fense des ser­vices pu­blics dans les hautes Cé­vennes, a or­ga­ni­sé un mou­ve­ment de ma­ni­fes­ta­tion, hier.

La gare de Lan­gogne n’avait peut­être pas vu au­tant de monde de­puis bien long­temps. Des cen­taines de per­sonnes se te­naient sur le quai pour pas­ser un mes­sage simple : « Rap­pe­ler à l’Etat que le main­tien du Cé­ve­nol en train d’équi­libre du ter­ri­toire est vi­tal pour le Mas­sif cen­tral », in­sis­tait Guy Mal­val, pré­sident de l’As­so­cia­tion des élus pour la dé­fense du Cé­ve­nol.

Un com­bat qui dure de­puis dix ans

Ce n’est pas la pre­mière fois qu’un tel mou­ve­ment est or­ga­ni­sé dans une gare où le Cé­ve­nol fait halte. Le conflit entre les dé­fen­seurs de la ligne et la SNCF, qui a le der­nier mot sur le re­nou­vel­le­ment ou non du clas­se­ment en train d’équi­libre du ter­ri­toire, dure de­puis dix ans. « J’ai­me­rais que les ma­ni­ fes­ta­tions s’ar­rêtent un jour », glis­sait Ma­rie­Thé­rèse Rou­baud, maire de Lan­geac, qui a pris part à la ma­ni­fes­ta­tion, comme bon nombre d’élus lo­zé­riens, al­ti­li­gé­riens, ar­dé­chois. « Cette ligne per­met le désen­cla­ve­ment de nos ter­ri­toires », a­t­elle ajou­té. Des sou­tiens qui ne sont pas prêts de bais­ser les bras : « Nous avons l’in­ten­tion de ne ja­mais lâ­cher le Cé­ve­nol. On fe­ra tout pour que la ligne conserve son sta­tut », confir­mait Au­ré­lie Maillols, vice­pré­si­dente de la ré­gion Oc­ci­ta­nie en charge de la mon­tagne et de la ru­ra­li­té, en as­su­rant éga­le­ment que le pré­sident d’Au­vergne­Rhône­Alpes Laurent Wau­quiez « tient la même po­si­tion ».

Mais, re­mar­quait Guy Mal­val, « au­cun re­pré­sen­tant de la ma­jo­ri­té ré­gio­nale n’était présent ». Seul Jean­Charles Kho­laas, conseiller d’op­po­si­tion, avait fait le dé­pla­ce­ment, as­su­rant son sou­tien aux élus et usa­gers : « Le Cé­ve­nol est le sym­bole des trains grandes lignes qu’on veut sup­pri­mer ».

Le bras de fer ne semble pas prêt d’être ter­mi­né.

PROTESTATION. Aux cô­tés des élus, des cen­taines de per­sonnes étaient pré­sentes.

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