Des confé­rences pour s’ou­vrir au monde

La troi­sième TEDx de Clermont­Fer­rand s’est dé­rou­lée, hier, à l’opé­ra et en di­rect sur In­ter­net

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - PUY-DE-DÔME ACTUALITÉ - Gré­goire Nartz gre­goire.nartz@gmail.com

Treize in­ter­ve­nants et un opé­ra bien rem­pli, la troi­sième TEDx de Clermont a at­teint son ob­jec­tif, hier : faire se ren­con­trer des idées et des vi­sions neuves.

«Les jours sont courts. Il y a tel­le­ment de choses aux­quelles tu ne penses pas. Les confé­rences TED sont une fe­nêtre vers les brillantes pen­sées d’autres gens. Elles per­mettent de s’in­for­mer, de dé­cou­vrir d’autres ma­nières de voir le monde ». Sur les planches de l’opé­ra de Clermont, le chan­teur nor­vé­gien Tho­mas Dyb­dahl a in­ter­pré­té quel­que­suns de ses titres. Puis il a lais­sé la place à ses co­in­ter­ve­nants du jour : un spé­cia­liste des fo­rêts, une chi­miste, un fon­da­teur d’as­so­cia­tion, une lan­ceuse d’alerte…

C’est ça, la TEDx (*). Des confé­rences sur des thèmes plus va­riés les uns que les autres, qui ont en com­mun d’être in­no­vants et de por­ter un re­gard ou­vert sur le monde. Né au États­Unis, ce mo­dèle a fleu­ri jus­qu’à Clermont, qui a or­ga­ni­sé, hier, sa troi­sième édi­tion. Elle était vi­sion­nable en di­rect sur in­ter­net. Voi­ci trois ex­traits de ce que l’on a pu y voir.

Flo­rence De­vouard, pré­si­dente ho­no­raire de la Wi­ki­mé­dia Fon­da­tion. « Le fu­tur d’In­ter­net et de la langue fran­çaise est en Afrique. » Flo­rence De­vouard, en tant que di­ri­geante de l’en­cy­clo­pé­die en ligne, pro­meut des pro­grammes au­près du conti­nent afri­cain et des femmes pour amé­lio­rer leur re­pré­sen­ta­ti­vi­té sur Wi­ki­pe­dia. Un site par­ti­ci­pa­tif sur­tout ali­men­té par des hommes oc­ci­den­taux. « Il faut ré­sis­ter à l’uni­for­mi­sa­tion des cul­tures. La paix pro­vient du dia­logue in­ter­cul­tu­rel. »

Ni­co­las Bras, construc­teur d’ins­tru­ments de mu­siques à par­tir de boîtes de conserves. « Quand on pense aux ins­tru­ments en boîtes de conserve, on ima­gine les bat­teurs dans la rue », re­marque l’in­gé­nieux mu­si­cien. Avec un lot de boîtes mar­te­lées, il fait un xy­lo­phone. Un peu de dé­coupe et voi­là un ka­lim­ba ou un râ­te­lier de cloches. Il tire quelques cordes et créé des harpes, une bat­te­rie en­tière avec des cou­vercles. Clou d’un spec­tacle for­te­ment ap­plau­di : un so­lo sur une gui­tare faite en conserves de confits de ca­nards.

Jé­rôme Cazes, spé­cia­liste des risques fi­nan­ciers. «Il n’est pas né­ces­saire d’en connaître les mé­ca­nismes pour avoir une opi­nion sur la fi­nance. » En tant qu’an­cien ac­teur du mi­lieu fi­nan­cier, Jé­rôme Cazes consi­dère que « ce monde marche sur la tête ». Il a écrit un thril­ler, 5.5.5 Jeu­di rouge, dis­po­nible sur In­ter­net. Il y dé­crypte le fonc­tion­ne­ment mé­con­nu de la fi­nance, qui tire pro­fit de ce se­cret.

(*) TED si­gni­fie “Tech­no­lo­gy, en­ter­tain­ment, de­si­gn”. Le “x” pré­cise que la confé­rence est or­ga­ni­sée sous le mo­dèle des TED mais pas par les or­ga­ni­sa­teurs ori­gi­nels.

TEDX. Sur scène, Flo­rence De­vouard, pré­si­dente ho­no­raire de la Wi­ki­pe­dia fon­da­tion, pro­meut la re­pré­sen­ta­ti­vi­té des femmes afri­caines sur l’en­cy­clo­pé­die par­ti­ci­pa­tive en ligne.

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