Le Sis­mic fes­ti­val réus­sit son pa­ri

Ver­sant mu­si­cal des Trans’ur­baines, le Sis­mic fai­sait, hier, son en­trée à la Co­opé­ra­tive de Mai

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - SI ON SORTAIT - Gré­goire Nartz gre­goire.nartz@gmail.com

La deuxième édi­tion de ce fes­ti­val de hip-hop, in­clus dans les Trans’ur­baines, a fait, hier, la part belle à des rap­peurs in­dé­pen­dants, bou­dés par les grandes ra­dios mais pour qui le pu­blic existe bel et bien.

Tout jeune fes­ti­val, le Sis­mic a réus­si, hier soir, a mo­bi­li­sé son pu­blic. Pour sa deuxième édi­tion, la pre­mière à la Coo­pé, il a rem­pli la grande salle d’un pu­blic très jeune.

Sur scène, du rap comme il n’en passe que peu sur les grandes ra­dios. Après les Cler­mon­tois Exi­ley Da­home et Fe­nix, le col­lec­tif lyon­nais l’Ani­ma­le­rie est en­tré en piste avec son « rap de tren­te­naire ». « On ne fait pas un rap bling­bling, pas ce­lui qui fait des vues sur Youtube, abru­tis­sant comme Ha­nou­na », ra­conte en cou­lisse les membres du « crew ». Loin des voix tra­fi­quées à la mode, le Sis­mic a ci­blé un sec­teur où la de­mande existe. Après le rap­peur Dooz Ka­wa, la tête d’af­fiche De­mi Por­tion a as­su­ré son pre­mier concert cler­mon­tois, lui qui fait plus de dates que de pas­sages en ra­dio. « Le rap est vaste au­jourd’hui. Dans notre style, le pu­blic existe, il ne faut pas le nier. Il est prêt à bou­ger, à ve­nir faire la fête ».

EXI­LEY DA­HOME. Le « fai­seur de sons » (Beat­ma­ker, dans le jar­gon hip-hop) Exi­ley Da­home. Le Cler­mon­tois a ou­vert le bal, hier soir, au Sis­mic fes­ti­val. PHO­TO THIER­RY NI­CO­LAS

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