L’at­taque s’em­balle, Rou­ge­rie ré­gale

Tops et flops après ce deuxième match réus­si

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - SPORTS RUGBY - Va­lé­ry Le­fort

Clermont est au­jourd’hui un lea­der fort de sa poule de Coupe d’Eu­rope. Il le doit à son nou­veau car­ton plein après ce­lui d’Exe­ter, au­tant qu’à la per­for­mance de cer­tains. De Rou­ge­rie à Stret­tle.

Clermont a mal dé­bu­té sa ren­contre. Avant de ré­gler la mire en at­taque. Rou­ge­rie s’est éga­le­ment illus­tré à un poste peu com­mun pour lui.

La mi­nute d’ap­plau­dis­se­ments pour Fo­ley. Le ma­na­ger du Muns­ter, dé­cé­dé la se­maine der­nière, a été sa­lué di­gne­ment par l’ASM et ses sup­por­ters. On connaît les liens unis­sant les Red et Yel­low Ar­mies. De là à ima­gi­ner qu’il y avait au­tant de dra­peaux du Muns­ter en Au­vergne… La classe.

L’ex­ploi­ta­tion des su­pé­rio­ri­tés nu­mé­riques. Ce­la pa­raît « simple », mais ce n’est pas tou­jours évident… Clermont a pour­tant ins­crit trois es­sais quand Bor­deaux était à 14. La pre­mière fois, c’est Na­kai­ta­ci qui a pro­fi­té de l’ex­clu­sion tem­po­raire de Van Wik avant que le duo Fo­fa­naVa­haa­ma­hi­na ne fasse en­fler le plan­chot après la sor­tie mo­men­ta­née de Pal­mer. Le réa­lisme, c’est bien.

Les es­sais de Fo­fa­na et Stret­tle. À mon­trer dans toutes les écoles. La classe à l’état pur. Le centre tri­co­lore se trans­forme en match­win­ner en dé­chi­rant (tout) le ri­deau gi­ron­din. Sur l’autre, l’An­glais réa­lise une passe à suivre pour lui­même par­des­sus son ad­ver­saire, ré­cu­père et marque. Deux bi­joux à re­ voir sur les écrans.

La ren­trée de Rou­ge­rie en 3e ligne. Quel ta­lent ! Un bal­lon ga­gné au sol dès son en­trée en jeu, des prises de balles par­faites dans les airs sur les ren­vois gi­ron­dins, des charges qui font avan­cer son équipe : on au­rait dit que Rou­ge­rie avait tou­jours joué à ce poste. « C’est un mo­nu­ment du rug­by fran­çais », a ap­plau­di « Mi­lou » N’Ta­mack, le coach bor­de­lais. « Il pue le rug­by », a ajou­té Par­ra.

Le coup d’en­voi re­tar­dé. Les ar­bitres se sont ren­du compte au mo­ment du coup d’en­voi que leur sys­tème au­dio ­ qui leur per­met de com­mu­ni­quer entre eux ­ ne mar­chait pas. Du coup, entre in­ter­ven­tions des spé­cia­listes de BeIN Sports et les es­sais, la par­tie a dé­bu­té avec six grosses mi­nutes de re­tard. Que n’ont­ils pas fait un es­sai avant, de­puis le ter­rain d’en­traî­ne­ment par exemple ? Ce­la évi­te­rait ce genre de désa­gré­ment. Hier ce­la al­lait, il fai­sait doux. Mais en plein hi­ver, ce­la peut être dan­ge­reux pour des joueurs fi­gés sur la pe­louse.

Les bles­sures en 3e ligne. Dé­jà pri­vé de Lee et Chou­ly (com­mo­tion), de Ya­to (main), Clermont a vite per­du Bar­dy (épaule) puis Can­co­riet (ge­nou). « J’es­père ren­trer du monde à ce poste pour Brive car ça com­mence à faire beau­coup », souf­flait Azé­ma.

La bou­lette de Lopez. Àla 55e, l’ou­vreur de l’ASM, par ailleurs ex­cellent, ne trouve pas une touche fa­cile dans les 22 de l’UBB. Pire, son bal­lon fi­nit dans les bras de Ta­le­bu­la qui part en contre­at­taque ! « C’est une er­reur de ma part, j’en conviens », ex­plique l’ou­vreur de l’ASM qui dit « avoir frap­pé la terre ». Ce gar­çon, pé­tri de ta­lent, pèche par­fois sur des réa­li­sa­tions fa­ciles. Comme s’il man­quait de concen­tra­tion sur des gestes simples alors qu’il en réa­lise avec brio de très com­pli­qués. On dit que c’est ce qui sé­pare les grands des très grands joueurs. Lopez sait donc ce qui lui reste à faire pour fran­chir ce cap qui, vu le ni­veau de la concur­rence en France, doit faire de lui l’ou­vreur du XV de France.

Le bo­nus of­fen­sif pour Bor­deaux. L’ASM a lais­sé un point à l’UBB qui a ins­crit la ba­ga­telle de cinq es­sais. Puisse­t­elle ne pas avoir à jouer sa qua­lif’ là­des­sus en bout de phase de poule ? C’est dé­jà ar­ri­vé, non ?

GRAND BLOND EN AVANT. Rou­ge­rie a (aus­si) fait la loi sous les ren­vois bor­de­lais ! PHO­TO R. BRUNEL

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