Pas fa­cile de ga­gner quand on se cherche au­tant…

La JAVCM entre manque de col­lec­tif et d’in­ten­si­té in­di­vi­duelle

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - SPORTS BASKET-BALL - Jean-Phi­lippe Béal

La JAVCM n’a guère en­voyé de si­gnaux po­si­tifs, hier soir, face au BBD qui a même pu se per­mettre de gé­rer son der­nier quart­temps.

L’ab­sence de fil conduc­teur dans le jeu mé­tro­po­li­tain s’est donc fait de nou­veau sen­tir de fa­çon pré­gnante hier.

Si la lo­gique du temps né­ces­saire à la mise en place d’une nou­velle phi­lo­so­phie don­nant plus de poids à l’of­fen­sive se tient, au moins pou­vait­on ce­pen­dant at­tendre, quand son at­taque peine au­tant à s’ex­pri­mer qu’hier, d’une équipe ini­tia­le­ment axée et bâ­tie vers la dé­fense comme va­leur re­fuge, qu’elle sache s’y plon­ger.

Or là aus­si, la JAVCM s’est trop sou­vent mon­trée trop ti­mide. Et au­tant que d’or­ga­ni­sa­tion dé­fen­sive au sens strict, on peut par­ler de du­re­té. Celle du duel face au joueur ad­ver­ se, celle du col­lec­tif qui fait d’abord l’ef­fort pour qué­rir le pré­cieux re­bond dé­fen­sif de plus. Quand l’équipe ad­verse, comme le sou­li­gna en confé­rence de presse le coach de la JAVCM Sté­phane Dao, prend à deux uni­tés près (19 pour 21) au­tant de re­bonds of­fen­sifs que soi­même de re­bonds dé­fen­sifs, ça ne peut al­ler bien.

Sté­phane Dao avait par­ti­cu­liè­re­ment poin­té, à Rouen, la très mau­vaise ges­tion des mo­ments clefs de la ren­contre par son équipe. Hier, de clef, sa for­ma­tion a sem­blé n’en dis­po­ser ja­mais vé­ri­ta­ble­ment.

Car la du­re­té, ce peut être celle, aus­si, de la vo­lon­té de ne pas être le pre­mier à lâ­cher du lest. De fait, si les Mé­tro­po­li­tains n’ont pas connu leur ter­rible trou nor­mand, s’ils ont, en cours de pé­riode, par­fois don­né un peu plus pour re­ve­nir, ils n’ont, en re­vanche, ja­mais tar­dé, à chaque en­tame, du pre­mier quart­temps (3­7) puis de 18­18 à 20­31 lors du deuxième, à af­fi­cher une sorte de fé­bri­li­té­fra­gi­li­té les re­met­tant en dif­fi­cul­té.

Et que dire du troi­sième ! Un « à toi ­ à moi » au score ou­vert par Ware mais que, sans in­ten­si­té dé­fen­sive, la JAVCM ne pou­vait te­nir long­temps. Puis­qu’en face, dé­ci­dé­ment, ça ne vou­lait pas ren­trer, no­tam­ment de loin (0 sur 13 à trois points, pre­mier tir pri­mé réus­si après 31 mi­nutes de jeu).

Pour don­ner un maxi­mum de confiance à un BBD qui, à l’évi­dence, était à la base plus cos­taud mais res­tait comme le rap­pe­lait Max Zian­ve­ni sur six dé­faites consé­cu­tives, il n’y avait pas mieux. Et Bou­la­zac de gé­rer sans trop de dif­fi­cul­tés la (lé­gère) hausse d’agres­si­vi­té lo­cale de der­nière pé­riode. Sans consé­quence pour son bon­heur… ni pour l’avan­cée du chan­tier mé­tro­po­li­tain qui pa­raît tou­jours aus­si im­mense et fra­gile sur ses fon­da­tions.

DIF­FI­CUL­TÉS. El Am­ra­ni (n° 6) et les Mé­tro­po­li­tains n’ont ja­mais été en me­sure de pou­voir dé­bor­der Pel­lin et le BBD.

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