Rêve, dou­ceur et poé­sie, à La Ga­le­rie

Connu pour ses illus­tra­tions, Éric Bat­tut ex­pose ses pein­tures, les ven­dre­dis et sa­me­dis, à La Ga­le­rie

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - PUY-DE-DÔME - ACTUALITÉ - Or­lane Mas­tel­lone-Ruel­lan

Après plus de 25 ans dans l’illus­tra­tion, il dé­cide d’ex­po­ser ses pein­tures. Des oeuvres qui semblent fa­mi­lières, à dé­cou­vrir à La Ga­le­rie, à Cler­mont.

On passe de­vant dix fois, et un jour on la re­marque. Quand on rentre dans La Ga­le­rie, 6 ave­nue Ver­cin­gé­to­rix, à Cler­mont, on met le pied sur une douce pla­nète. Au mur, quelques planches blanches, comme dans un ba­teau, et des ta­bleaux. Et cha­cun porte en lui un dé­but d’in­trigue dont on a en­vie de dé­rou­ler le fil.

Avec près de 200 al­bums jeu­nesse à son ac­tif, et des ré­com­penses in­ter­na­tio­nales, Éric Bat­tut en­tre­te­nait, au pre­mier abord, une re­la­tion com­pli­quée avec la pein­ture :

« En der­nière an­née d’école d’Art à Lyon, je pa­gayais avec l’acry­lique. Et puis j’ai illus­tré La chèvre de Mon­sieur Sé­guin, et mes pro­fes­seurs ont par­lé d’un mi­racle. Je m’étais trou­vé. Je n’avais plus fait de pein­ture sur toile à pro­pre­ment par­ler jus­qu’à 2015. C’est là que j’ai vou­lu m’y plon­ger, pour me dé­faire un peu de l’illus­ tra­tion. Ce n’est pas évident. On m’a tou­jours dit que je fai­sais de la pein­tu­ re en illus­tra­tion. Il ne man­que­rait plus que je fasse de l’illus­tra­tion en pein­ture. » A la sor­tie de l’école, il fait connaître sans at­ten­ dre son tra­vail à tous les édi­teurs pa­ri­siens. Il signe alors avec Di­dier Jeu­nesse, puis Mi­lan Jeu­nesse, et d’autres édi­teurs étran­gers.

Quelques rares ex­cep­tions mises à part, Éric Bat­tut signe à la fois les textes et les images, avec un seul ob­jec­tif : « Je veux faire plai­sir aux en­fants, les faire rire, et leur ap­por­ter de la poé­sie. Pour rê­ver ils n’ont pas be­soin de moi, mais la poé­sie, c’est né­ces­saire. » Une dé­marche qui se re­trouve dans ses toiles, ain­si que dans sa mé­thode de tra­vail. « Il y a des jours où je ne fais rien parce que je n’ai pas d’idées. Et je re­fuse de des­si­ner dans le vide. J’ai peur de perdre ma spon­ta­néi­té, ce cô­té naïf. »

Un tra­vail, à la fraî­cheur unique, à dé­cou­vrir les ven­dre­di et sa­me­di de 15 heures à 19 heures, 6 ave­nue Ver­cin­gé­to­rix, à Cler­mont­Ferrand.

« Je veux faire plai­sir aux en­fants »

ÉRIC BAT­TUT. Plus de 200 al­bums jeu­nesse pu­bliés, et un ate­lier-ga­le­rie, 6 rue Ver­cin­gé­to­rix, à Cler­mont.

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