Chou­ly : « Mon Brive à moi »

Le ca­pi­taine asé­miste n’a pas ou­blié son pre­mier club chez les pros

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - SPORTS - RUGBY - Ch­ris­tophe Bu­ron

Ac­tion­naire du Ca­fé de La Poste à 21 ans

Ré­vé­lé dans les rangs du CAB, il y a main­te­nant plus de dix ans, le Li­mou­geaud Da­mien Chou­ly (31 ans dans un mois) a gar­dé de fortes at­taches avec la ci­té gaillarde. Le ca­pi­taine cler­mon­tois ra­conte son Brive à lui.

Il n’était qu’un mi­not, il fai­sait ses classes au sport­études d’Us­sel et il au­rait très bien pu mettre le cap au nord­est, di­rec­tion Cler­mont (et donc l’ASM). Mais à 16 ans, Da­mien Chou­ly, éle­vé dans le ber­ceau du Pa­lais­surVienne, a choi­si de re­gar­der plus au sud… Cap sur Brive et le CAB.

Les co­pains d’abord. « Brive, ça évoque toute ma jeu­nesse, les bons mo­ments de cette pé­riode de la vie. D’ailleurs, en étant à Us­sel, j’ai choi­si la ci­té cor­ré­zienne car tous mes potes y jouaient, même si quelques­uns avaient pré­fé­ré al­ler à l’ASM. À cette époque, le pré­sident du CAB était Sté­phane Dre­lon et le coach Di­dier Fau­ge­ron. Quand j’ai com­men­cé avec les pros, en 20042005, Fau­ge­ron et Alé­gret consti­tuaient le duo d’en­traî­neurs. Mais très vite, il y a eu une sai­son com­pli­quée avec 4 ou 5 coachs qui sont pas­sés. J’ai été lan­cé dans le grand bain à cette pé­riode dif­fi­cile. »

Bap­tême du feu au Miche­lin en avril 2005. « Com­ment ou­blier mon pre­mier match chez les pros ? C’était au Miche­lin face à l’ASM et on avait pris une ra­clée (46­10). J’étais ren­tré en se­conde pé­riode (49e mi­nute). À cette époque, le der­by était en­core plus an­cré dans les es­prits qu’au­jourd’hui. Il faut dire qu’il y avait plus de joueurs du cru. Ce match avait un fort ca­rac­tère iden­ti­taire. C’est moins vrai au­jourd’hui. »

Pe­naud, père et fils. « Quand j’ai dé­bu­té en pre­mière à Brive, Alain Pe­naud était la fi­gure em­blé­ma­tique du club. Il jouait en­core et j’étais im­pres­sion­né par sa ges­tuelle. C’était un fort ca­rac­tère, une sa­crée per­son­na­li­té. Au­jourd’hui, je joue avec le fils (Da­mian), ça me fait bi­zarre. Je com­prends pour­quoi j’ai quelques che­veux blancs sur les tempes (rires). Si­non, à mon poste, j’étais cha­pe­ron­né par Si­mon Azou­lai et notre ca­pi­taine était Jé­ rôme Bon­voi­sin. À Brive, il y a dix ans, chaque jeune du centre de for­ma­tion avait une sorte de par­rain ; le mien était Azou­lai, c’est lui qui me pre­nait sous son aile. »

Le Ca­fé de La Poste. « J’avais 21 ans quand l’op­por­tu­ni­té d’in­ves­tir dans le Ca­fé de la Poste s’est pré­sen­tée. Avec JeanBap­tiste Pé­joine (son as­so­cié), on n’a pas trop hé­si­té. Et il est tou­jours à nous. J’y re­tourne dès que je peux, mais on n’a pas beau­coup de temps de libre. Jeune, j’ai fré­quen­té tous les éta­blis­se­ments bri­vistes où les joueurs al­laient, mais c’est la Poste qui avait ma pré­fé­rence, c’est nor­mal, non ? (rires ).»

Gare aux Gaillards ! « Pour ce match à Brive, on a in­té­rêt d’être sé­rieux et ap­pli­qué. Si ce n’est pas le cas, c’est la dé­faite as­su­rée. Les Bri­vistes ont fait tour­ner en Chal­lenge, ça fait donc trois se­maines qu’ils pré­parent ce der­by. Nous, on sort de deux gros matchs, en ayant en plus de la casse. Sur l’en­vie, il fau­dra donc ré­pondre pré­sent et mettre les bons in­gré­dients dans l’en­ga­ge­ment, si­non… »

PHO­TOS FRÉ­DÉ­RIC LHERPINIÈRE

DÉ­BUTS. A 20 ans, Da­mien Chou­ly ef­fec­tuait ses dé­buts au cô­té no­tam­ment de Jé­rôme Bon­voi­sin (der­rière lui), ca­pi­taine du CAB à l’époque et an­cien joueur de l’ASM.

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