Une soi­rée presque par­faite pour le Stade Au­rilla­cois

Face à Bé­ziers

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - SPORTS - AUVERGNE -

Dif­fi­cile de com­plè­te­ment se ré­jouir après la vic­toire bo­ni­fiée dé­cro­chée par le Stade Au­rilla­cois face à Bé­ziers. Si dans le jeu, les Can­ta­liens se sont re­trou­vés no­tam­ment en dé­fense, ils ont per­du Ma­rius Vialle pour plu­sieurs se­maines.

Quand, à la 21e mi­nute de ce match entre Au­rillac et Bé­ziers, le jeu s’est ar­rê­té pour que le staff mé­di­cal du Stade Au­rilla­cois puisse al­ler s’oc­cu­per de Ma­rius Vaille res­té au sol et hur­lant de dou­leur, les images de Ri­chard Four­cade dans la même si­tua­tion à l’autre bout du ter­rain, voi­là à peine plus d’un an contre les Sa­ra­cens, n’ont pas tar­dé à re­ve­nir dans toutes les têtes et un si­lence de ca­thé­drale est ve­nu plom­ber Jean­Al­ric.

Bien ins­tal­lé sur ses ap­puis pour grat­ter un bal­lon dans un ruck, le troi­sième ligne au­rilla­cois a re­çu un ad­ver­saire sur la jambe. Bi­lan : luxa­tion du ge­nou droit. Après avoir pas­sé la nuit à l’hô­pi­tal en ob­ser­va­tion, Ma­rius Vialle pas­se­ra une IRM de­main dans la jour­née pour connaître la na­ture exacte de sa bles­sure. S’il a un mi­ni­mum de chance dans son mal­heur, les mé­de­cins lui par­le­ront de sa ro­tule et de six se­maines d’ab­sence mi­ni­mum. Si­non, les spé­cia­listes diag­nos­ti­que­ront une rup­ture des li­ga­ments croi­sés du ge­nou et il se­ra alors absent pour six longs mois.

Pour ce qui s’est pas­sé après cette vi­laine bles­sure, le Stade Au­rilla­cois a clai­re­ment maî­tri­sé son su­jet. Comme si le fait de voir leur co­équi­pier dans une telle si­tua­tion avait ré­veillé des Can­ta­liens jusque­là en de­mi­teinte.

« Ce sont tou­jours des mo­ments dif­fi­ciles à gé­rer, sou­li­gnait Flavien Nou­ hailla­guet après la ren­contre contre Bé­ziers. C’est quitte ou double. Heu­reu­se­ment pour nous, on a su bien gé­rer ce mau­vais pas­sage, même si, dans la fou­lée, on prend deux pé­na­li­tés coup sur coup. Je pense qu’on avait tous à coeur de ré­agir pour Ma­rius (Vialle). C’est un mec qui ne fait ja­mais de bruit, un vrai be­so­gneux et il réus­sis­sait jus­qu’ici un très gros dé­but de sai­son. »

Une dé­fense en­fin au ren­dez-vous

Après cet épi­sode fâ­cheux, les hommes de Je­re­my Da­vid­son et Thier­ry Peu­chles­trade ont pas­sé la vi­tesse su­pé­rieure. Et comme de­puis le dé­but de la sai­son, c’est de la mê­lée qu’est ve­nue la lu­mière.

Le pre­mier es­sai de la par­tie a élec­tri­sé la soi­rée au­rilla­coise. A par­tir de là, le Stade Au­rilla­cois, comme par ma­gie, a re­trou­vé son al­lant aper­çu que trop ra­re­ment ces der­niers temps.

So­lides en mê­lée et en touche (un seul lan­cer per­du), mais sur­tout beau­coup plus en­clins à gar­der le bal­lon, les Can­ta­liens ont ré­gné sans par­tage sur la deuxième pé­riode en réus­sis­sant la per­for­mance de ne pas en­cais­ser le moindre point entre la 24e mi­nute et le coup de sif­flet fi­nal.

« On avait à coeur de ne pas prendre d’es­sai, avouait Flavien Nou­hailla­guet. Ces der­niers temps, ce n’était pas notre vrai vi­sage. On vou­lait se rat­tra­per de­vant notre pu­blic, construire notre match et im­po­ser notre rythme. Cette vic­toire fait du bien. » Une soi­rée presque par­faite pour fê­ter deux ans d’in­vin­ci­bi­li­té à Jean­Al­ric.

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