Ocon, le Fran­çais qui monte

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - SPORTS - L'ACTU NATIONALE -

A tout juste 20 ans, avec seule­ment six Grands Prix au comp­teur, le nom du Fran­çais Es­te­ban Ocon cir­cule dé­jà pour re­joindre en 2017 l’écu­rie Force In­diaMer­cedes, ac­tuel­le­ment 4e du cham­pion­nat, ou Re­nault, aux cô­tés de Ni­co Hül­ken­berg.

De quoi faire de lui l’un des so­lides es­poirs de la dis­ci­pline su­prême, après un ap­pren­tis­sage ac­cé­lé­ré chez Ma­nor­Mer­cedes, abon­née au fond de grille. Ce sont pré­ci­sé­ment les liens d’Ocon avec Mer­cedes qui pour­raient l’ai­der à faire le grand saut chez Force In­dia.

« Re­nault est aus­si une pos­si­bi­li­té, rien ne l’in­ter­dit », af­firme­t­il en marge du Grand Prix du Mexique, ce soir. « Ma car­rière était dé­jà “ma­na­gée” par Mer­cedes l’an­née der­nière et j’étais aus­si troi­sième pi­lote Re­nault », rap­pel­let­il.

Cham­pion de France de kar­ting en 2011, cham­pion d’Eu­rope de For­mule 3 en 2014, puis cham­pion de GP3 en 2015, il a court­cir­cui­té l’étape GP2 pour dé­bu­ter en F1 dès cette an­née, au GP de Bel­gique fin août.

« La pre­mière fois que j’ai été sur un cir­cuit, c’était du “go­kart”, j’avais quatre ans et je ne vou­lais pas m’ar­rê­ter. Les gens se met­taient en tra­vers de la piste pour me stop­per, mais je pas­sais à cô­té », ra­conte­t­il, hi­lare.

Avec un père mé­ca­ni­cien, ce na­tif d’Évreux (Nor­man­die), dont les grands­pa­rents sont ve­nus d’Es­pagne, a grim­pé les éche­lons du kar­ting vers la mo­no­place. Re­pé­ré par Gra­vi­ty Sport Ma­na­ge­ment, une struc­ture mise en place par Éric Boul­lier, au­jourd’hui di­rec­teur spor­tif chez McLa­ren, il a grillé les étapes et fait main­te­nant ses classes en F1 chez Ma­nor.

« Tout le monde s’at­tend à ce qu’on ar­rive et qu’on fasse des per­for­mances tout de suite, mais ce n’est pas aus­si fa­cile », rap­pel­let­il. Très grand pour un pi­lote de F1, il cultive le genre sou­riant et dé­con­trac­té.

« Mes pa­rents se sont sa­cri­fiés com­plè­te­ment pour moi », in­dique ce fils unique. Il concède que, sans le sou­tien de Gra­vi­ty, il lui au­rait été im­pos­sible de s’im­po­ser dans un sport qui coûte très cher.

OCON. Le Fran­çais est un des so­lides es­poirs de la For­mule 1.

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