Les pe­tites bal­lotes du bal­lo­tage

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Magdimanche - Ga­vin’s Cle­mente Ruiz Ga­vin’s Cle­mente Ruiz. Cle­mente Ruiz est l’au­teur de pe­tite an­tho­lo­gie des ex­pres­sions de notre his­toire (Al­bin Mi­chel), li­brai­rie Vui­bert), Ga­vin’s (La (Édi­tions Ci­ty).

Ca y est, nous voi­ci ren­trés en pleine pé­riode élec­to­rale, entre les pri­maires de la droite en France, l’ho­ri­zon de la pré­si­den­tielle de 2017 et celles, plus proches, des État­sU­nis dans quelques jours. On nous re­bat les oreilles avec des son­dages, des pré­vi­sions et l’heure du vote ar­ri­vée, il ar­rive qu’on parle alors de « bal­lo­tage » pour par­ler des dif­fé­rences de voix entre les can­di­dats…

D’où vient donc ce terme ? Etre en bal­lo­tage im­plique sou­vent une éga­li­té presque par­faite entre deux pré­ten­dants à la man­da­ture. Au­cun n’a pris le des­sus sur l’autre, il est tel­le­ment dif­fi­cile alors de les dé­par­ta­ger qu’il faut re­vo­ter lors d’un se­cond tour pour mieux dis­tin­guer les deux can­di­dats.

On en­tend sou­vent par­ler de « bal­lo­tage ser­ré », par­fois de « bal­lo­tage fa­vo­rable », ce qui si­gni­fie que l’un des deux pré­ten­dants a lé­gè­re­ment le des­sus sur son ad­ver­saire, qui à l’in­verse, se trouve alors en « bal­lo­tage dé­fa­vo­rable ».

Mais pour­quoi par­ler de bal­lo­tage ? Car tout sim­ple­ment, au Moyen Âge pour élire des re­pré­sen­tants du peuple, on uti­li­sait des pe­tites pe­lotes ou… « bal­lotes » pour vo­ter. De nos jours, on use des bul­le­tins ou l’on vote de fa­çon nu­mé­rique, mais l’image des bal­lotes qui servent à dé­par­ta­ger plu­sieurs can­di­dats est res­tée. De quoi briller ces pro­chains jours de­vant la té­lé ou la ra­dio au­près de vos amis ou de votre fa­mille !

Une éga­li­té presque par­faite entre deux pré­ten­dants

Au­vergne

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