Le goût d’en­fances ita­liennes

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Magdimanche - Pas­cale Fau­riaux pas­cale.fau­riaux@cen­tre­france.com

Le pays que j’aime est une plon­gée dans l’en­fance. L’en­fance ita­lienne d’une fille et d’un gar­çon, éle­vés en­semble sur les col­lines de Bo­logne.

Oli­via est la fille de la fa­mille Mor­gan­ti, riches en­tre­pre­neurs du bâ­ti­ment. Va­le­rio est le fils de la bonne et du jar­di­nier des Mor­gan­ti.

In­sé­pa­rables, ils vont à l’école en­semble, où le grand­père d’oli­via les conduit dans sa voi­ture blin­dée, avec le pis­to­let dans la boîte à gants. C’est l’ita­lie des an­nées de plomb.

L’été, ils passent en­semble les va­cances à Forte dei Mar­mi, où le grand­père les conduit dans son pe­tit avion. Mais les ba­gages partent en train, et c’est de jus­tesse que la mère de Va­le­rio échappe à l’at­ten­tat de la gare de Bo­logne le 2 août 1980.

Car l’his­toire de Va­le­rio et d’oli­via est aus­si celle de l’ita­lie des 40 der­nières an­nées. La vie les sé­pare. Rome, Pa­ris, Mi­lan, re­tour à Bo­logne : leurs tra­jec­toires se croisent et s’éloignent dans un éter­nel re­com­men­ce­ment.

Adultes, ils fré­quentent les voies si­nueuses entre les pou­voirs po­li­tique, éco­no­mique, et la cor­rup­tion de l’ita­lie ber­lus­con­nienne : un beau­frère qui se ré­jouit du trem­ble­ment de terre de L’aqui­la pour dé­cro­cher un mar­ché, un ma­ri mis en exa­men pour avoir pres­crit des mé­di­ca­ments même aux morts…

Cette his­toire, l’his­toire de ces per­son­nages, Ca­te­ri­na Bon­vi­ci­ni l’écrit dans une langue sa­vou­reuse, qui fait la part belle à l’hu­mour et à l’au­to­dé­ri­sion.

L’his­toire de l’ita­lie des 40 der­nières an­nées

BO­LOGNE. Les sou­ve­nirs d’en­fants d’oli­via et Va­le­rio.

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