De Pal­mas pour la beau­té du geste

Sur la route de­puis le tout dé­but no­vembre avec son der­nier al­bum et à Cler­mont ce jeu­di, 20 h 30

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Si on sortait - Julien Do­don

Trente ans de car­rière. De Pal­mas est en­core et tou­jours sur la route. Avec en l’oc­cur­rence un der­nier opus bap­ti­sé La beau­té du geste.

Dans le sillage de son al­bum La beau­té du geste très bien ac­cueilli par le pu­blic, Gé­rald De Pal­mas a re­pris la route. Après quelques ren­dez­vous en tout dé­but de mois, il passe par Cler­mont jeu­di. Plein d’en­vie.

La tour­née vient tout juste de dé­mar­rer. Alors ? Je suis su­per­content. Je m’éclate. En fait, on a fait cinq se­maines de pré­pa en stu­dio. Plus long que d’ha­bi­tude mais ça per­met d’être ca­lé plus ra­pi­de­ment et de prendre du plai­sir plus vite sur scène. C’est plus de tra­vail en amont mais c’est payant.

L’ha­bi­tude ou l’ex­pé­rience font le reste. Ce n’est pas l’his­toire de chan­ter sur scène, c’est sur­tout de bos­ser les ar­ran­ge­ments. Moi j’adore re­tra­vailler, no­tam­ment les mor­ceaux les plus an­ciens et de ma­nière par­fois ra­di­cale. C’est un exer­cice qui prend du temps. Il m’est ar­ri­vé de le faire, sur d’autres tour­nées, au fur et à me­sure, lors de ba­lances par exemple, mais c’est moins confor­table.

Bos­ser de la sorte, ça veut dire don­ner quelle cou­leur à ces an­ciens mor­ceaux ? La cou­leur, l’es­prit du mo­ment, in­fluence les nou­veaux ar­ran­ge­ments, c’est cer­tain. Mais le mo­teur, à la base, c’est sur­tout le fait de prendre plai­sir à faire de la mu­sique...

C’est gra­tuit quoi ! Com­plè­te­ment (rire), une dé­marche per­son­nelle. Sans rire, j’adore faire ça. Et puis c’est aus­si une ma­nière de conser­ver l’en­vie de jouer les an­ciens mor­ceaux comme si c’était la pre­mière fois. Lors­qu’il s’agit de titres qui ont 25 ans, c’est agréable de leur trou­ver une nou­velle jeu­nesse.

Oui, parce que l’air de rien, ça fait plus de trente ans... Si l’on compte les dé­buts avec les Max Va­len­tin, oui, c’est ça, en­fin ça fait trente ans...

Et donc, quand vous re­gar­dez dans le ré­tro .... Eh oui, le temps est pas­sé vite quand on se re­tourne. (rire).

Et vous vous dites .... Beau­coup de choses. Comment dire... ? Al­lez, avec les cartes que j’ai eues, je trouve que je ne m’en suis pas si mal sor­ti. Il y a, bien sûr, des choses que j’au­rais vou­lu faire dif­fé­rem­ment, plus ou moins vite, etc., mais mal­gré tout, si bi­lan il y a, je ne m’en sors pas trop mal.

J’en re­viens à la tour­née. La scène est d’au­tant plus simple à abor­der lors­qu’un al­bum, en l’oc­cur­rence La Beau­té du geste, est très bien ac­cueilli. Je dis ce­la en op­po­si­tion au pré­cé­dent dont, je crois, vous n’étiez pas si... Oui, bien sûr, ça aide. Moi, je suis très sen­sible au re­gard des gens. On l’est tous, mais, je di­rais, mal­heu­reu­se­ment, que je le suis trop. Donc, là, c’est por­teur. En ce qui concerne l’al­bum pré­cé­dent – c’est un ju­ge­ment per­so – même s’il a été disque d’or, j’ai sen­ti moins d’en­goue­ment et comme je vous ai dit que j’étais sen­sible à ce­la, je me suis dit “Voi­là, je ne veux plus le faire”, c’est peut­être un peu ri­di­cule, mais bon... Ce­la étant, il n’était pas ca­ta non plus. D’au­tant qu’il n’y a pas grand­chose que je ne re­ven­dique pas. En­core une fois, la seule dif­fi­cul­té, de mon cô­té, c’est l’ac­cueil des gens.

« Je trouve que je ne m’en suis pas si mal sor­ti »

IL AR­RIVE. De Pal­mas joue en­vi­ron la moi­tié de son nou­vel al­bum sur scène. Ses titres phares, eux, sont en règle gé­né­rale re­vi­si­tés. PHO­TO DR

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