No­vès : « On n’a pas à rou­gir »

Les Bleus se sont in­cli­nés face aux All­blacks (19­24)

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Sports l'actu nationale -

L’équipe de France a été pu­nie de ses im­pré­ci­sions par des All Blacks cli­niques et a dû s’in­cli­ner, hier soir, au Stade de France.

Uhomme dans le match. Ca­mille Lo­pez. Le Cler­mon­tois vi­vait sa pre­mière ti­tu­la­ri­sa­tion sous l’ère No­vès, après avoir été mis de cô­té pen­dant un an et de­mi. Ef­fec­tuer ce re­tour face aux All Blacks n’était pas un ca­deau, sur­tout après avoir man­qué le drop de la vic­toire une se­maine avant face aux Aus­tra­liens (2325). L’ou­vreur a man­qué un peu de jambes pour échap­per à Ju­lian Sa­vea à la 9 mi­nute. Il a été l’au­teur d’une belle per­cée qui n’a pas abou­ti (24e). Jouant d’abord loin de la ligne, le n°10 a en­suite pris confiance dans le match : il a agres­sé la ligne ad­verse, joué au plus près de la ligne d’avan­tage...jus­qu’à se faire brû­ler par son vis­à­vis Beau­den Bar­rett, qui a in­ter­cep­té et tra­ver­sé tout le ter­rain pour cru­ci­fier les Bleus. Pré­sent en dé­fense, Lo­pez ne s’est ja­mais dé­ro­bé. Le chiffre. Trois. Les Néo­ Zé­lan­dais ont ins­crit leurs deux pre­miers es­sais avec trois passes seu­le­ment, ce qui illustre leur réa­lisme et la naï­ve­té des Fran­çais, vic­times d’une in­ter­cep­tion et d’un contre sur 90 mètres de Beau­den Bar­rett sur le deuxième es­sai. Sur le pre­mier, après une conquête en touche, le même Bar­rett n’a eu qu’à jouer au pied pour l’ai­lier Ju­lian Sa­vea, dont la re­mise à l’in­té­rieur a trou­vé Is­rael Dagg. D’autres chiffres illus­trent ce réa­lisme néo­zé­lan­dais : les mètres en plus par­cou­rus pour rien par les Fran­çais (529 contre 400), les passes (154 contre 112), les courses (131 contre 90), ou en­core les of­floads (21 contre 8) sup­plé­men­taires.

La dé­cla­ra­tion. Sen­ti­ments mê­lés. « Les Blacks ont des mo­ments de réus­site mais on a fait un très gros match dans l’en­vie, l’in­ten­si­té. On a ba­layé plu­ sieurs fois le ter­rain sans avoir la réus­site vou­lue. On meurt à cinq points des cham­pions du monde. On au­rait presque pu ga­gner. On n’a pas à rou­gir de ce genre de match. On a joué les deux fi­na­listes de la Coupe du monde et on est très près d’eux. L’équipe de France est peut­être en train de gran­dir et va nous ame­ner de la joie par la suite », a dé­cla­ré le sé­lec­tion­neur Guy No­vès.

LO­PEZ. L’ou­vreur cler­mon­tois ne s’est ja­mais dé­ro­bé même si par­fois les con­tacts ont été rudes.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.