Des ré­duc­tions à tous points de vue

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Agglomération val d'allier/petite limagne/billomoi - Contact. Maxime Frit­zen, char­gé de mis­sion Ter­ri­toire Zé­ro Dé­chet Zé­ro Gas­pillage : 04.73.44.24.24 ou mfrit­zen@val­tom63.fr

Le Val­tom a or­ga­ni­sé les pre­mières ren­contres Or­ga­ni­ci­té, mar­di à la salle Har­mo­nia. Il s’agis­sait de faire le point sur les ac­tions des­ti­nées à ré­duire et va­lo­ri­ser les bio­dé­chets et mises en oeuvre dans douze com­munes et com­mu­nau­tés du ter­ri­toire cou­vert par le Val­tom, soit 85.000 ha­bi­tants,

Élus et tech­ni­ciens des col­lec­ti­vi­tés du Dé­par­te­ment et de la Ré­gion se sont ain­si réunis afin d’échan­ger sur la pro­blé­ma­tique des bio­dé­chets et le dis­po­si­tif Or­ga­ni­ci­té, se­lon trois thèmes : non au gas­pillage ali­men­taire, oui au com­pos­tage, et oui au jar­di­nage na­tu­rel.

Il se trouve que les dé­chets vé­gé­taux et les restes ali­men­taires re­pré­sentent 30 % des vo­lumes dans les bacs à or­dures mé­na­gères, et pour­raient va­lo­ri­sés. Ce­la per­met­trait d’évi­ter des frais éco­no­mique et éco­lo­gique liés à leur trans­port et trai­te­ment.

Nou­velles échéances ré­gle­men­taires

La loi de tran­si­tion éner­gé­tique pour une crois­sance verte fixe l’ob­jec­tif de tri à la source des bio­dé­chets à ho­ri­zon 2025.

En con­sé­quence, a in­sis­té Laurent Bat­tut, pré­sident du Val­tom, « les élus des col­lec­ti­vi­tés se doivent, si ce n’est pas en­core fait, de prendre à bras­le­corps ces pro­blé­ma­tiques. L’obli­ga­tion du tri à la source des bio­dé­chets né­ces­site de ré­flé­chir à l’échelle ter­ri­to­riale au moyen le plus adé­quat pour va­lo­ri­ser lo­ca­le­ment. Outre la contrainte lé­gis­la­tive, il est né­ces­saire d’agir pour l’ave­nir. En ce sens, l’en­ga­ge­ment des élus est in­dis­pen­sable. »

En sor­tant du sché­ma clas­sique (bio­dé­chets trans­por­tés et en­fouis), il s’agit dé­sor­mais de tra­vailler sur place, en amont, en lut­tant contre le gas­pillage ali­men­taire (comme ce­la est fait à L’ESAT de Cunh­lat ou à la can­tine sco­laire d’aul­nat) ; ou en aval, par le broyage des vé­gé­taux (comme sur le ter­ri­toire de Ger­go­vie Val d’al­lier), ou le com­pos­tage en mi­lieu pu­blic ou pri­vé (res­tau­rants de Mu­rol, au su­per­mar­ché de St­georges­de­mons, etc.).

Que ce soit à l’échelle d’un quar­tier (com­pos­teur par­ta­gé) ou à grande échelle (centre hos­pi­ta­lier), les bio­dé­chets va­lo­ri­ sés sont réuti­li­sés par les mêmes ac­teurs, comme au CH d’am­bert, où les 30 tonnes de bio­dé­chets com­pos­tés servent aux agents char­gés des es­paces verts. À Bro­mont­la­mothe, le com­post pro­duit par 1,5 t de bio­dé­chets est par­ta­gé entre les ha­bi­tants jar­di­nant au na­tu­rel.

Mo­bi­li­sa­tion de tous

L’en­ga­ge­ment ter­ri­to­rial pour la va­lo­ri­sa­tion des bio­dé­chets re­quiert une ac­tion re­grou­pant pu­blic et pri­vé, as­so­cia­tions, élus et ci­toyens. Ce­la sup­pose de chan­ger cer­taines ha­bi­tudes, donc d’as­su­rer un ac­com­pa­gne­ment, voire de la for­ma­tion. Ce­la doit en­gen­drer aus­si une ré­duc­tion des dé­penses.

Ces pre­mières ren­contres ont donc été l’oc­ca­sion de faire un re­tour d’ex­pé­riences entre tous ceux qui sont à l’avant­garde de ces nou­velles pra­tiques qui se­ront, né­ces­sai­re­ment, gé­né­ra­li­sées.

Pour s’en­ga­ger dans une dé­marche d’éco­no­mie cir­cu­laire, il ne faut plus tour­ner en rond.

OR­GA­NI-CI­TÉ. Les par­ti­ci­pants au­tour du com­pos­teur de bio­dé­chets à l’esat des Car­da­mines.

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.