Une École hô­te­lière et ther­male

Re­dé­cou­verte de l’his­toire du ly­cée pro­fes­sion­nel Amé­dée­gas­quet (4)

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Clermont vivre sa ville - Pierre-ga­briel Gon­za­lez pgg@orange.fr

Après avoir été trans­for­mée en or­phe­li­nat, l’an­cienne ab­baye Saint-an­dré, fu­tur ly­cée Amé­dée-gas­quet, ac­cueille une École hô­te­lière et ther­male dans les an­nées 1920.

D’après les ren­sei­gne­ments re­cueillis dans les an­ciens an­nuaires du Puy­de­dôme, l’école hô­te­lière et ther­male re­monte à 1921. Son adresse est alors si­tuée « Che­min Saint­an­dré », ac­tuel­le­ment rue An­toi­neMe­nat, dans les an­ciens lo­caux de l’or­phe­li­nat des Frères, désaf­fec­tés puis ré­amé­na­gés (lire La Montagne du 4 dé­cembre).

Elle avait pour nom : « École pra­tique d’in­dus­trie hô­te­lière et ther­male du Centre de la France » et ré­pon­dait à la de­mande en per­son­nel qua­li­fié des nom­ breuses sta­tions thermales de notre ré­gion. Les dif­fé­rents mé­tiers aux­quels elle pré­pa­rait le confirme. Em­plois pour l’hô­tel­le­rie : cui­si­niers, pâ­tis­siers, chefs de ré­cep­tion, ca­vistes (som­me­liers de nos jours) et em­plois pour l’in­dus­trie ther­male : dou­cheurs, mas­seurs…

La du­rée des études était de trois ans. À l’is­sue, les élèves pas­saient des exa­mens écrits et oraux en vue d’ob­te­nir un « Cer­ti­fi­cat d’études pra­tiques hô­te­lières ».

La bro­chure de l’époque pré­cise : « Tous les ef­forts du per­son­nel ad­mi­nis­tra­tif et en­sei­ gnant de l’école tendent à faire des em­ployés ins­truits et ex­pé­ri­men­tés. On ha­bi­tue les jeunes gens à la po­li­tesse, à l’ordre, au res­pect de la dis­ci­pline, au tra­vail fé­cond et mé­tho­dique… » À cô­té des cours de comp­ta­bi­li­té, nous trou­vons au pro­gramme de cet éta­blis­se­ment des no­tions de droit, de cor­res­pon­dance et de se­cré­ta­riat. Les langues vi­vantes sont en­sei­gnées « afin de fa­ci­li­ter la ré­cep­tion des voya­geurs étran­gers et le ser­vice du res­tau­rant », des cours d’oe­no­lo­gie avec choix, dé­gus­ta­tion, conser­va­tion des vins sont dis­pen­sés ain­si que des cours de cui­sine et de pâ­tis­se­rie.

Un ac­cent par­ti­cu­lier est mis sur les « cours de main­tien, bonne te­nue et sa­voir vivre ». Le texte pré­cise : « Il faut sa­voir dis­cer­ner la qua­li­té, la si­tua­tion so­ciale du client, re­mar­quer si c’est un ha­bi­tué, un client de pas­sage voire quel­qu’un de “dou­teux”… ».

Du cô­té de l’en­sei­gne­ment ther­mal pro­pre­ment dit, nous trou­vons des no­tions gé­né­rales sur l’ana­to­mie et l’em­ploi des dif­fé­rentes tech­niques de la thé­ra­peu­tique ther­male. En 1980, l’école pra­tique d’in­dus­trie hô­te­lière et ther­male du Centre de la France dé­mé­na­geait à Chamalières et de­ve­nait le très ap­pré­cié « Ly­cée des mé­tiers de l’hô­tel­le­rie, de la res­tau­ra­tion et du tou­risme ».

« Re­mar­quer si c’est un ha­bi­tué, un client de pas­sage voire quel­qu’un de dou­teux »

MARMITON. Les cours pra­tiques de cui­sine dans les an­nées 1920… bien avant Mas­terc­hef. © DR AR­CHIVES Y.C.

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