LA SE­MAINE DE JACQUES MAILHOT

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Septième jour -

L’année 2017 com­mence bien. La fes­sée, c’est fi­ni. Cette pra­tique an­ces­trale qui consis­tait à faire su­bir à notre séant nos dis­si­pa­tions in­fan­tiles vient d’être in­ter­dite par nos par­le­men­taires. On at­tend plus que le dé­cret d’ap­pli­ca­tion pos­té­rieur qui va avec. Et les en­fants de croupe vi­vront en paix.

Nous étions, pa­raît­il, un des der­niers pays à to­lé­rer cette pu­ni­tion. La main de Jean­jacques Rous­seau, homme de lu­mières, n’était sans doute pas étran­gère à ce re­tard obs­cu­ran­tiste.

Car les dé­gâts de la fes­sée se­raient im­menses. Avec quelques ca­ma­rades trau­ma­ti­sés, nous en par­lons sou­vent. Heu­reu­se­ment nos têtes blondes de­vraient être dé­sor­mais à l’abri de ce genre d’atro­ci­tés sou­vent plus vexa­toires que dou­lou­reuses.

Dé­sor­mais, on pour­ra conti­nuer à pu­nir mais avec mo­dé­ra­tion. Fran­çoise Dol­to voit en­fin triom­pher sa cause.

Quant aux adultes, rien hé­las dans la loi n’in­dique, s’ils pour­ront conti­nuer entre eux cette pra­tique sou­vent plus lour­de­ment ta­ri­fée qu’ad­mi­nis­trée.

Bien qu’au­cun d’entre eux ne soit na­tu­rel­le­ment concer­né, les par­le­men­taires de­vraient aus­si son­ger à un en­ca­dre­ment des prix. D’in­flam­ma­tion à in­fla­tion, il n’y a que trois lettres de dif­fé­rence.

En at­ten­dant cette nouvelle avan­cée… Le « fes­sez­le­feu » étant of­fi­ciel­le­ment dé­cré­té, il ne me reste plus qu’à vous sou­hai­ter une ex­cel­lente et pa­ci­fique année 2017.

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