Prendre une année sab­ba­tique

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Magdimanche - Ga­vin’s Cle­mente Ruiz

«Et si on par­tait en va­cances un an ? » Vu ce que nous ré­serve cette année 2017… Si chaque année, au moment de sou­hai­ter une bonne année à vos amis, à vos proches et votre fa­mille – j’en pro­fite d’ailleurs pour vous sou­hai­ter une année heu­reuse et belle ! – vous vous dites que vous par­ti­riez bien à l’autre bout du monde, avec l’en­vie de tout chan­ger, juste comme ça, pour voir, alors vous avez l’en­vie de vivre une année sab­ba­tique !

Sep­tième jour

Oui, mais d’où vient donc ce mot « sab­ba­tique » ? Non, je ne suis pas en­rhu­mé et trouve cette année « sym­pa­thique ». Non, non, non. Quoique… Sab­ba­tique est ti­ré de la Bible, une fois n’est pas cou­tume. Le sab­bat fait ré­fé­rence au sep­tième jour de la Créa­tion, le sa­me­di, quand Dieu, après avoir créé le monde, dé­ci­da de se re­po­ser. Le sab­bat cor­res­pond au jour du culte de Dieu. De même, par ex­ten­sion, la sep­tième année doit être chô­mée, sans exer­cer au­cune ac­ti­vi­té.

On trouve la ré­fé­rence à cette année sab­ba­tique dans le Lé­vi­tique (Lv 25, 2­5). « Pen­dant six an­nées tu en­se­men­ce­ras ton champ, pen­dant six an­nées tu taille­ras ta vigne ; et tu en re­cueille­ras le pro­duit. Mais la sep­tième année se­ra un sab­bat, un temps de re­pos pour la terre, un sab­bat en l’hon­neur de l’éter­nel : tu n’en­se­men­ce­ras point ton champ, et tu ne taille­ras point ta vigne. Tu ne mois­son­ne­ras point ce qui pro­vien­dra des grains tom­bés de ta mois­son, et tu ne ven­dan­ge­ras point les rai­sins de ta vigne non taillée : ce se­ra une année de re­pos pour la terre. » Un pro­gramme qui s’an­nonce vrai­ment… sym­pa­thique fi­na­le­ment !

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