Laurent Wau­quiez in­ves­ti pour les lé­gis­la­tives

Il est dé­si­gné sur la pre­mière cir­cons­crip­tion de la Haute­loire.

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - La Une - Ch­ris­tophe Darne ch­ris­tophe.darne@cen­tre­france.com

Laurent Wau­quiez, pré­sident de la Ré­gion Au­vergne Rhône-alpes, a été in­ves­ti par Les Ré­pu­bli­cains à sa propre suc­ces­sion sur la pre­mière cir­cons­crip­tion de Haute-loire. Une dé­ci­sion qui pose ques­tion avant l’ap­pli­ca­tion de la loi du non-cu­mul des man­dats.

Les Ré­pu­bli­cains ont of­fi­cia­li­sé, hier, les in­ves­ti­tures de leur camp pour les lé­gis­la­tives. Et sur­prise, pour la pre­mière cir­cons­crip­tion de Hau­teLoire, on re­trouve le nom du dé­pu­té sor­tant, Laurent Wau­quiez.

Un dé­lai don­né pour faire un choix

L’in­ves­ti­ture du pré­sident de la Ré­gion Au­vergne Rhône­alpes pose ques­tion alors que la loi ins­tau­rant le non­cu­mul des man­dats en­tre­ra en ac­tion en juin pro­chain. Il se­ra im­pos­sible pour l’an­cien maire du Puy­en­ve­lay d’as­su­rer son man­dat de pré­sident de ré­gion avec ce­lui de dé­pu­té. Alors pour­quoi être in­ves­ti ? La Com­mis­sion na­tio­nale d’in­ves­ti­ture a au­to­ma­ti­ que­ment re­nou­ve­lé les can­di­dats sor­tants po­ten­tiel­le­ment tou­chés par la loi sur le cu­mul, pour leur of­frir un dé­lai de plu­sieurs se­maines afin de faire leur choix.

Pour abou­tir à cette am­bi­guï­té : comme une cen­taine de ses confères, Laurent Wau­quiez est of­fi­ciel­le­ment in­ves­ti mais tou­jours pas can­di­dat dé­cla­ré… Ce que l’in­té­res­sé a confir­mé sa­me­di par SMS, sa­me­di après­mi­di. « À ce stade, il a été dé­ci­dé pour les cir­cons­crip­tions tou­chées éven­tuel­le­ment par le cu­mul que les in­ves­ti­tures étaient re­con­ duites et que les can­di­dats avaient le temps de se dé­ci­der ». Alors que le dé­bat fait rage à droite concer­nant ces cu­muls et que beau­coup di­gèrent mal la vo­lon­té du can­di­dat Fillon de ne pas abro­ger la loi, le vice­pré­sident des Ré­pu­bli­cains ne semble pas dé­ci­dé à cla­ri­fier sa po­si­tion.

Du moins pas tout de suite, pro­fi­tant du dé­lai de ré­flexion pro­po­sé par son camp. Beau­coup ima­gi­naient pour­tant l’ac­tuel dé­pu­té re­vê­tir lo­gi­que­ment le cos­tume de nu­mé­ro 2 pour sou­te­nir son ac­tuelle sup­pléante d’ys­sin­geaux, Isa­belle Va­len­ tin, les 11 et 18 juin pro­chains, sur une cir­cons­crip­tion ac­quise où, pour mé­moire, en 2012 il avait frô­lé l’élec­tion dès le pre­mier tour avec 49,74 % des voix (avant d’être confor­ta­ble­ment élu une se­maine plus tard à près de 64 %).

Ver­rouiller la cir­cons­crip­tion ?

At­ta­ché au man­dat lo­cal, Laurent Wau­quiez est­il en passe de se dis­tin­guer une fois en­core au sein de son par­ti dans le clan des fron­deurs « cu­mu­lards » qui fait pres­sion sur Fran­çois Fillon ? Rien n’est sûr.

Mais cette ma­nière d’en­tre­te­nir le doute dans les es­prits pour­rait avoir des causes plus lo­cales et un ob­jec­tif simple : par son seul nom en tête de liste ver­rouiller pour l’ins­tant sa cir­cons­crip­tion où le jeune Jean­noël Bar­rot pour­rait être ten­té de per­pé­tuer l’hé­ri­tage fa­mi­lial.

Sur la deuxième cir­cons­crip­tion, le dé­pu­té sor­tant Jean­pierre Vi­gier a lui, lo­gi­que­ment, été re­con­duit. À l’in­verse de Laurent Wau­quiez, il n’est pas concer­né par la loi du cu­mul…

AM­BI­GUÏ­TÉ. Laurent Wau­quiez a été in­ves­ti, mais laisse pla­ner le doute quant à ses in­ten­tions. PHO­TO RI­CHARD BRUNEL

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