Mo­bi­li­sés pour sou­te­nir leurs ins­ti­tu­trices

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Région Actualité - Pomme La­brousse

Plus de soixante-dix per­sonnes se sont ras­sem­blées hier de­vant l’école de Vieille-brioude (Haute-loire) pour sou­te­nir les deux en­sei­gnantes soup­çon­nées par la jus­tice de vio­lences sur des élèves.

« Nos maî­tresses sont bien­veillantes » est­il écrit grandes lettres rouges, sur des car­tons fixés au grillage qui sé­pare la cour de ré­créa­tion de l’école de l’an­cienne route na­tio­nale. « On ne com­prend pas cet achar­ne­ment » De­puis que les soup­çons qui pèsent sur deux en­sei­gnantes de l’éta­blis­se­ment sco­laire ont été ren­dus pu­blics (voir notre édi­tion de jeu­di), de nom­breuses fa­milles ont dé­ci­dé de cla­mer tout haut leur sou­tien, dé­jà ex­pri­mé dans un cour­rier en­voyé le 23 dé­cembre. À l’ins­pec­tion d’aca­dé­mie, au dé­pu­té Pe­ter Vi­gier, à la maire de Vieille­brioude et à la di­rec­trice de l’école, les cinq re­pré­sen­tants élus des pa­rents d’élèves avaient écrit leur « choc » de­vant « une telle dé­non­cia­tion » (*). Et rap­pe­lé « l’en­tière confiance » qu’ils portent à tout le per­son­nel de l’école.

Hier, ils étaient plus de soixante­dix, pa­rents d’élèves d’au­jourd’hui et d’hier, re­joints par des ha­bi­tants, un conseiller mu­ni­ci­pal et même deux an­ciens maires à se re­trou­ver de­vant l’école pour sou­te­nir les deux en­sei­gnantes. Te­nant à rap­pe­ler que l’école ne comp­tait « au­cun élu de la FCPE » (fé­dé­ra­tion dont un re­pré­sen­tant a as­su­ré, au su­jet des vio­lences, que « ce­la se sa­vait », NDLR), les re­pré­sen­tants des pa­rents d’élèves avaient or­ga­ni­sé un ras­sem­ble­ment pour sou­te­nir les deux femmes ap­ pe­lées à com­pa­raître de­vant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel, mais aus­si l’école tout en­tière. À leurs yeux, les va­ria­tions de l’ef­fec­tif ne sont pas le re­flet d’une mé­thode d’en­sei­gne­ment contes­tée. « Il y a aus­si les pa­rents qui sont par­tis à l’école pri­vée à cause des mer­cre­dis ma­tins tra­vaillés. »

« Rien n’est avé­ré, s’est aga­cée une re­pré­sen­tante des pa­rents d’élèves. On ne com­prend pas un tel achar­ne­ment » Les pa­rents re­fusent sur­tout d’en­dos­ser le rôle de ceux qui sa­vaient tout, mais n’au­raient rien dit. Une pé­ti­tion cir­cule, il est aus­si pro­po­sé aux fa­milles de rem­plir une at­tes­ta­tion of­fi­cielle. C’est cer­tain, le 4 avril pro­chain, de­vant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel du Puy­en­ve­lay, ces pa­rents d’élèves veulent que leurs voix aus­si soient en­ten­dues.

(*) À ce jour, trois fa­milles ont por­té plainte. Une qua­ran­taine de per­sonnes a été en­ten­due. Les deux en­sei­gnantes de­vront ré­pondre de « vio­lences sans in­ca­pa­ci­té sur mi­neurs de 15 ans par une per­sonne ayant au­to­ri­té ». Douze vic­times po­ten­tielles ont été iden­ti­fiées.

MO­BI­LI­SÉS. Hier ma­tin, plus de soixante-dix pa­rents et ha­bi­tants de Vieille-brioude ont cla­mé de­vant l’école de la com­mune leur sou­tien aux en­sei­gnantes soup­çon­nées. Leur po­si­tion s’af­fiche de­puis clai­re­ment sur le por­tail et le grillage qui en­toure la cour.

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