Un pa­ra­dis nom­mé Al­phonse Is­land Ah­med Tagh­za

L’ar­chi­pel des Sey­chelles, dans l’océan In­dien, fait rê­ver par sa beau­té et son éco­sys­tème. Al­phonse Is­land est une porte ou­verte sur un uni­vers ex­cep­tion­nel­le­ment pro­té­gé, où la na­ture a le der­nier mot sur l’homme.

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Magdimanche - Twit­ter : @Ah­medtagh­za

Le pa­ra­dis sur terre existe ! Il n’est pas vi­sible du ciel et in­trou­vable sur la map­pe­monde. Et pour­tant, il cache ses mer­veilles au mi­lieu de l’océan In­dien.

À sept de­grés au sud de l’équa­teur et à 430 km au sud­ouest de la prin­ci­pale île de l’ar­chi­pel des Sey­chelles (115 îles) se trouve le groupe Al­phonse. Un en­semble consti­tué de deux atolls sé­pa­rés par un che­nal.

Un es­pace sans té­lé­vi­sion et sans té­lé­phone mo­bile

Au nord, il y a l’atoll Al­phonse qui ne com­porte qu’une île, Al­phonse Is­land, et au sud se trouve l’atoll Saint­fran­çois qui compte deux pe­tites îles, l’île Bi­jou­tier et l’île Saint­fran­çois. La su­per­fi­cie des terres émer­gées est de 1,96 km2 mais les atolls to­ta­lisent en­vi­ron 50 km2 de su­per­fi­cie, la­gons in­clus.

Dans cet uni­vers, do­mi­né par le bleu tur­quoise de l’eau et le blanc écla­tant du sable, la na­ture a re­trou­vé sa vraie place, l’homme aus­si. Les oi­seaux ma­rins, les va­rié­tés de pois­sons, les tor­tues géantes ter­restres, les tor­tues ma­rines, le co­rail, les re­quins, les dau­phins, les co­co­tiers et les pal­miers ac­com­pagnent l’hor­loge du temps au rythme du vent chaud et des vagues éter­nelles.

Dans cet es­pace qua­si­sau­vage, vingt et un « Beach bun­ga­lows » et cinq « Beach suites » sont gé­rés par une équipe d’une cin­quan­taine de per­sonnes, d’ori­gine su­da­fri­caine, sur le socle d’un tou­risme haut de gamme, res­pec­tueux de l’en­vi­ron­ne­ment.

Au pro­gramme des fes­ti­vi­tés : marche, vé­lo, plon­gée, pêche, spa et soi­rée créoles au­tour du res­tau­rant cen­tral de l’île. Tout pa­raît simple et ex­tra­or­di­naire en même temps. Ne plus avoir la té­lé­vi­sion, qui braille en conti­nu, sur­prend le ci­ta­din du XXIE siècle qui perd éga­le­ment sa connexion avec le monde du smart­phone. Le Wifi est de faible dé­bit sur Al­phonse Is­land… mais c’est une bonne chose pour l’es­prit et la com­mu­nion avec les élé­ments de l’île.

Plon­gée et vé­lo

Sur le sable chaud, au­cun co­quillage n’est mort. Un ber­nard­l’her­mite ren­contre un crabe en train de creu­ser son trou à ma­rée basse.

En plon­geant, les rayons d’un so­leil puis­sant éclairent un ma­gni­fique co­rail qui livre des images mul­ti­co­lores à cou­per le souffle. Les re­quins de ré­cif cô­toient les raies man­tas et les tor­tues de mer. Le banc de pois­sons bour­geois sa­lue ce­lui des al­bu­la vulpes. La ma­gie est ab­so­lue…

Al­phonse Is­land pro­pose aux ama­teurs de pêche à la mouche des par­ties mé­mo­rables en ba­teau avec des prises ex­cep­tion­nelles re­mises à l’eau après la pe­sée et la tra­di­tion­nelle pho­to sou­ve­nir.

Les équipes D’ICS (Is­land Con­ser­va­tion So­cie­ty) et de l’al­phonse Con­ser­va­tion Foun­da­tion pro­posent des sor­ties en ba­teau pour dé­cou­vrir les nids d’oi­seaux ma­rins et de tor­tues de mer.

Tous les deux jours, les bio­lo­gistes ra­massent deux sacs de pro­duits en plas­tique ap­por­tés par les cou­rants de l’océan In­dien jus­qu’à l’île Bi­jou­tier.

TROPIQUE. Les plages dé­ser­tiques d’al­phonse Is­land, le bleu tur­quoise de l’eau, le blanc écla­tant du sable, les co­co­tiers et les pal­miers au rythm me du vent chaud et des vagues éter­nelles

FAUNE. Un pa­ra­dis pour les oi­seaux ma­rins.

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