Jour de ri­paille avec sa sain­te­té co­chon

Un samedi par­fait dans le mas­sif du San­cy avec une fête joyeuse et une foule joueuse

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - La saint-cochon à besse - Phi­lippe Cros

La mort du co­chon a tou­jours été un jour par­ti­cu­lier à la cam­pagne, un jour de joie et d’abon­dance. La Saint-co­chon de Besse, c’est exac­te­ment ça !

Il y a Quin­quin, il y a Jo­jo, il y a Lou­lou, il y a Dé­dé. Quatre mous­que­taires qui ont pris soin avec sa­voir­faire et un brin de ma­lice du saint go­ret – c’était une dame en fait – de la Saint­co­chon 2017, vingt­qua­trième du nom, hier à Besse. La bête a été tru­ci­dée (pas sur place), brû­lée, la­vée, bros­sée et dé­cou­pée à la fa­çon pay­sanne de­vant une foule joyeuse et bruyante.

« Oh la vache »

Il y a d’abord un jeune homme qui voyant l’ani­mal oc­cis dans la brouette a lâ­ché un « oh la vache » pas du tout de cir­cons­tance. Il faut dire que la belle bête pe­sait ses 160 kg… Per­sonne n’a at­ten­du le mo­ment fi­nal pour la ri­paille. Dès les pre­mières heures, bou­din et sau­cis­son à l’alam­bic ont rem­pli les go­siers af­fa­més par le grand air. Ça se passe comme ça, à la Saint­ Co­chon ! Lionel Gay, maire de Besse, est bien pla­cé pour ré­su­mer à ceux qui dé­couvrent cette am­biance, « entre plai­sir, convi­via­li­té et par­tage ».

Et puis, quand on nous glisse dans l’oreille que « tout ce qui se passe à Besse, reste à Besse », on se dit qu’on ne va pas pou­voir tout vous ra­con­ ter. Dé­so­lé, fal­lait ve­nir !

En fait, on ne va pas pou­voir vous dire que l’hôte des lieux, Lionel Gay, a pris pas loin de 472 pho­tos et 46 vi­déos avec son té­lé­phone por­table pour ne rien ou­blier de cette jour­née. On ne vous di­ra pas non plus que L’UDI Louis Gis­card d’es­taing était as­sis presque en face de Da­nielle Au­roi, la dé­pu­tée (EELV), à qui il ai­me­rait bien suc­cé­der au Pa­lais Bour­bon. Qu’un autre dé­pu­té, Jean­paul Bac­quet (PS), a as­su­ré le ser­vice des pieds de co­chon à la table of­fi­cielle du grand ban­quet digne de la der­nière page d’astérix et Obé­lix.

Et les pieds de co­chon

On ne vous ra­con­te­ra pas non plus qu’on a vu un di­ri­geant d’exeter avec un verre d’eau mais on s’est de­man­dé si ce n’était pas plu­tôt un li­quide plus ré­chauf­fant. On peut, à la li­mite, vous confier qu’on a croi­sé Re­naud La­ville­nie et que le cham­pion de saut à la perche n’a abu­sé ni du bou­din tout chaud, ni du ro­sé bien sec. Et aus­si que le Kti­pie­tok Or­kes­tar a mis beaucoup de din­gue­rie mu­si­cale dans le dé­jeu­ner, entre le jam­bon et les pieds de co­chons.

On ne vous ra­con­te­ra pas la suite parce qu’une fois ar­ri­vé à Cler­mont, on a eu quelques trous de mé­moire. On se sou­vient juste d’un truc à coup sûr : que tout ce qui se passe à Besse pour la Saint­co­chon doit res­ter à Besse.

DÉ­COUPE. Et voi­là, la pré­pa­ra­tion du co­chon est ter­mi­née et la dé­coupe dé­bute par la tête. PHO­TO FRANCIS CAMPAGNONI

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