On ne dit plus CGPME mais CPME

Or­ga­ni­sa­tion pa­tro­nale re­pré­sen­tant les pe­tites et moyennes

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Puy-De-Dôme Ac­tu­la­li­té - Franck Char­vais franck.char­vais@cen­tre­france.com

La CGPME a tour­né une page. L’or­ga­ni­sa­tion pa­tro­nale des TPE et PME, créée en 1944, se dote d’un nou­veau nom plus simple, qui re­ven­dique son hé­ri­tage

Après l’union pro­fes­sion­nelle des ar­ti­sans (UPA) re­bap­ti­sée U2P après la fu­sion avec L’UNA­PL, c’est au tour de la CGPME de chan­ger son nom. De­puis dé­but janvier, la CGPME est de­ve­nue la CPME, la Con­fé­dé­ra­tion des PME.

« L’or­ga­ni­sa­tion pa­tro­nale des TPE et PME fran­çaises, créée en 1944, se dote d’un nou­veau nom plus simple, qui re­ven­dique son hé­ri­tage et amorce son chan­ge­ment d’iden­ti­té vi­suelle avec un nou­veau lo­go­type », a ex­pli­qué le pré­sident du Puy­de­dôme, Jean­pierre La­vigne, lors de ses voeux au monde éco­no­mique (plus de 300 per­sonnes), dans les sa­lons du Ca­si­no de Royat.

Une « nou­velle iden­ti­té vi­suelle » qui n’est que « la par­tie vi­sible de l’ice­ berg ». Avant de chan­ger la vi­trine, « nous avons chan­gé l’in­té­rieur du ma­ga­sin, a in­sis­té le pré­sident. Il fal­lait adap­ter notre cor­pus so­cial et éco­no­mique aux réa­li­tés du quo­ti­dien ».

Et de pré­sen­ter la feuille de route de la nou­velle CPME : en­cou­ra­ger la prise de risque au lieu de la sanc­tion­ner ; agir pour un environnement fa­vo­rable au dé­ve­lop­pe­ment des TPE/PME ; être le mo­teur de l’in­no­va­tion ; fa­vo­ri­ser un dia­logue so­cial se­rein et non contraint. Des ré­formes des­ti­nées à don­ner « un nou­vel élan » au mou­ve­ment » à l’aube d’une an­née » cru­ciale, a sou­li­gné Jean­pierre La­vigne, en ap­pe­lant les can­di­dats à l’élec­tion pré­si­den­tielle à prendre mieux en compte les at­tentes des pe­tites et moyennes en­tre­prises et sur­tout de les lais­ser tra­vailler.

Et de pi­quer un pe­tit coup de gueule : « Avec le compte pré­ven­tion pé­ni­bi­li­té, nous, em­ployeurs, sommes de­ve­nus un ser­vi­ ce de san­té au tra­vail ; avec l’obli­ga­tion de l’em­ployeur de dé­non­cer les in­frac­tions rou­tières de ses em­ployés, nous sommes de­ve­nus des of­fi­ciers de gen­dar­me­rie ; et puis en 2018 avec le pré­lè­ve­ment à la source, nous al­lons devenir des per­cep­teurs d’im­pôt. Fran­che­ment, at­on be­soin de tout ça ? Nous dé­pen­sons à peu près 80 % de notre éner­gie pour évi­ter les bê­tises. Alors que nous pré­fé­rions en dé­pen­ser 80 % pour pré­pa­rer l’avenir ».

VOEUX. Le pré­sident de la CPME a ho­no­ré 24 de ses adhé­rents qui ont ac­cep­té de s’en­ga­ger pour cinq ans à la CCI ter­ri­to­riale du Puy-de-dôme ain­si que les sept élus de la liste « Fiers d’être ar­ti­sans » à la Chambre des Mé­tiers.

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