Le col­lège Gas­quet de­vient un ly­cée

A la re­dé­cou­verte de l’his­toire des éta­blis­se­ments cler­mon­tois d’en­sei­gne­ment

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Clermont Vivre Sa Ville - Pierre Ga­briel Gon­za­lez pgg@orange.fr

Re­tour sur l’éta­blis­se­ment d’en­sei­gne­ment pro­fes­sion­nel de la rue Tor­ril­hon et son évo­lu­tion ins­ti­tu­tion­nelle. Lorsque Le col­lègue Amé­dée-gas­quet de­vient le ly­cée d’etat du même nom.

C’est à la ren­trée 1960 qu’in­ter­vient le chan­ge­ment de dé­no­mi­na­tion et de tu­telle, une me­sure gé­né­rale con­cer­nant tous les col­lèges tech­niques de France. Le col­lège Amé­dée­gas­quet de­vient le ly­cée d’état du même nom. Cette mo­di­fi­ca­tion n’a pas d’in­ci­dence sur la vo­ca­tion de l’éta­blis­se­ment, ni sur sa tra­jec­toire pé­da­go­gique.

Les ef­fec­tifs sont en pleine ex­pan­sion de­puis la fin de la Se­conde Guerre mon­diale, « ba­by­boom » oblige. Cette an­née­là, près de 1.100 élèves fré­quentent les salles « d’amé­dée », sa­chant que 280 in­ternes vivent sur place. Le nombre de de­mi­pen­sion­naires s’élève à 275 et le solde, soit 545, est consti­tué d’élèves ex­ternes. Rap­pe­lons d’autres chiffres qui montrent bien l’im­por­tance de l’éta­blis­se­ment pour les en­tre­prises lo­cales : 970 élèves suivent l’en­sei­gne­ment in­dus­triel. Ils se pré­parent ain­si aux CAP d’ajus­teur, de tour­neur, de frai­seur, d’élec­tro­mé­ca­ni­cien, de des­si­na­teur et d’élec­tro­ni­cien. Le ly­cée pré­pare aus­si au Bac ma­thé­ma­tique et tech­nique et aux concours d’en­trée aux Écoles d’in­gé­nieurs, à l’école des Tra­vaux Pu­blics de l’état et au di­plôme de Tech­ni­cien su­pé­rieur élec­tro­ni­cien. L’en­sei­gne­ment com­mer­cial concerne alors 133 élèves qui se pré­parent au CAP d’aide­comp­table, d’em­ployé de Banque.

En pour­sui­vant les es­ti­ma­tions chif­frées, no­tons la sta­bi­li­té des ef­fec­tifs. Mal­gré les re­fontes suc­ces­sives, il s’est main­te­nu et a même aug­men­té pour s’éta­blir à 1.400 élèves en 1964.

Une grande ré­no­va­tion

Dès qu’un ni­veau d’en­sei­gne­ment dis­pa­raît, un autre voit le jour, tou­jours mieux adap­té à la de­mande de la fi­lière pro­fes­sion­nelle, bien dans le droit fil de la vo­ca­tion de l’éta­blis­se­ment. À no­ter ce­pen­dant la di­mi­nu­tion du nombre des in­ternes même si, dans les an­nées 1960, la de­mande reste en­core très forte. L’obs­tacle prin­ci­pal reste à l’époque la vé­tus­té criante des équi­pe­ments : des dor­toirs de 40 lits et des en­sembles sa­ni­taires plus qu’ob­so­lètes. À si­gna­ler aus­si dans les an­nées 1960/1970, le nombre crois­sant de de­mi­pen­sion­naires. Il s’ex­plique par la mon­tée en puis­sance du tra­vail fé­mi­nin et par l’ur­ba­ni­sa­tion crois­sante des com­munes au­tour de la pre­mière cou­ronne au­tour de Cler­mont.

Dans les an­nées 1990, le ly­cée fait l’ob­jet d’une re­fonte to­tale sous l’égide du Conseil ré­gio­nal (ar­chi­tecte, Jean­fran­çois Pan­théon). Ce lif­ting tant at­ten­du est le bien­ve­nu et met en va­leur les bâ­ti­ments des an­nées 1930 tout en ap­por­tant les équi­pe­ments mo­dernes né­ces­saires à un en­sei­gne­ment per­for­mant.

A lire di­manche pro­chain. Di­manche pro­chain, nous re­vien­drons sur quelques té­moi­gnages « d’an­ciens » de cet éta­blis­se­ment qui a vu pas­ser plu­sieurs mil­liers d’élèves.

VES­TIGES. Les bâ­ti­ments de la par­tie ar­rière de l’an­cien col­lège, cô­té rue Me­nat (ac­tuel square Ama­déo) avant leur des­truc­tion vers 1990. © DR. PHO­TO MON­TAGE AB

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