Élise Chas­saing, éprise de courts

La jour­na­liste d’ori­gine cler­mon­toise se­ra la maî­tresse de cé­ré­mo­nie du Fes­ti­val du court­mé­trage de Cler­mont­fer­rand. Elle com­bine cette fonc­tion avec son nou­veau tra­vail sur le Di­van de Marc­oli­vier Fo­giel.

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Magdimanche - Vé­ro­nique La­coste-met­tey ve­ro­nique.met­tey@cen­tre­france.com

Élise Chas­saing se­rait­elle la jour­na­liste que l’on connaît sans le Fes­ti­val du court­mé­trage de Cler­mont­fer­rand ? Rien n’est moins sûr. Elle est née en 1979, la même an­née que la ma­ni­fes­ta­tion qui, alors, s’ap­pe­lait « Les se­maines du court­mé­trage ». Cette Cler­mon­toise, a été éle­vée au bi­be­ron des films courts. « Mes pa­rents sont de la même gé­né­ra­tion que les fon­da­teurs », dit­elle. « Ils ont tou­jours été proches des or­ga­ni­sa­teurs his­to­riques ». Une bande de co­pains du Cercle ci­né­ma­to­gra­phique uni­ver­si­taire de Cler­mont­Fer­rand (CCUC) pas­sion­nés de 7e art.

Alors le pre­mier di­manche du fes­ti­val, comme des cen­taines de pe­tits Cler­mon­tois, elle as­sis­tait, en fa­mille, à la séance « en­fants » dans une salle Jean­coc­teau de la Mai­son de la Culture ar­chi­comble. « C’est là que j’ai vu mes pre­miers films de ci­né­ma », rap­pelle celle qui, quelques an­nées plus tard de­vien­dra chro­ni­queuse ci­né­ma à Té­lé­ma­tin avec William Ley­mer­gie ; au Grand jour­nal de Ca­nal + avec Mi­chel De­ni­sot qui l’avait dé­bau­chée d’arte sur les conseils de son épouse…

Ven­dre­di soir, Élise Chas­saing se­ra de l’autre cô­té, sur la scène de la grande salle pour l’ou­ver­ture. « Maî­tresse de cé­ré­mo­nie », un qua­li­fi­ca­tif qui lui plaît bien. « Je suis très ex­ci­tée, joyeuse mais aus­si un peu stres­sée ». L’an der­nier, elle avait dû dé­cli­ ner l’in­vi­ta­tion et avait pro­po­sé à sa place sa « co­pine Leï­la » Kad­dourBou­da­di (elle rem­place Laurent De­la­housse le week­end sur les jour­naux du week­end de France 2). « Elle avait car­ton­né ! » avait­elle ouï dire.

« J’ar­rive un peu en der­nière mi­nute pour les ré­pé­ti­tions », ex­plique Élise. Car elle vient de dé­cro­cher un nou­veau contrat. Ré­dac­trice en chef du Di­van, de Marc­oli­vier Fo­giel (*),

elle tra­vaille en amont sur les in­vi­tés. Ber­nard Ta­pie, Ro­se­lyne Ba­che­lot et autres se­ront pas­sés au crible. « Ça me plaît de faire autre chose que de l’an­tenne », confie­t­elle. « On fouille dans la bio­gra­phie de l’in­vi­té pour le faire dé­cou­vrir au­tre­ment. Ce tra­vail d’écri­ture va m’oc­cu­per les pro­chains mois. Je suis très contente ». Cette pas­sion­née de culture en gé­né­ral, au par­cours brillant (elle a fait khâgne et hy­po­khâgne à Blaise­pas­cal à Cler­mont ; des études d’al­le­mand à Lyon et de jour­na­lisme à Bor­deaux) a pris son en­vol dans le ci­né­ma à par­tir de Cler­mont, in­siste­t­elle. En 2001, elle est dans le ju­ry jeunes. « Notre “nou­ nou” (une re­pré­sen­tante de Jeu­nesse et sport qui “coa­chait” les jeunes ju­rés) m’avait alors par­lé d’un concours pour les jeunes au Fes­ti­val de Cannes ». Par­mi la qua­ran­taine à al­ler sur la Croi­sette, il y a Élise Chas­saing. Elle réa­lise sa pre­mière in­ter­view, celle d’em­ma­nuelle Ber­cot ve­nue pré­sen­ter Clé­ment, son pre­mier long­mé­trage. « C’était ma pre­mière fois à Cannes », note la jeune femme. « Le dé­but d’une longue sé­rie ».

Avec Woo­dy Al­len

La liste est belle, au­jourd’hui, des per­son­na­li­tés in­ter­viewées ! « Sans être pas­sée par le ju­ry de Cler­mont, je n’au­rais ja­mais eu la confiance né­ces­saire », dit­elle. « Et ce sont de su­per­lignes sur un CV quand on veut être jour­na­liste cultu­relle ! ». Les lignes ont fait leur oeuvre. Chez elle, à Pa­ris, Élise laisse es­piè­gle­ment à la vue un livre dé­di­ca­cé de Woo­dy Al­len. « C’est chi­quis­sime », ri­gole­t­elle. Pour au­tant, la Cler­mon­toise a su res­ter simple et fi­dèle à ses dé­buts. Sur son compte twee­ter, en dé­cembre, après être ve­nue pas­ser les fêtes à Cler­mont (ses pa­rents sont tou­jours dans la ré­gion) et avoir ren­con­tré les membres de Sauve qui peut le court mé­trage (or­ga­ni­sa­teurs du fes­ti­val) elle a pos­té une pho­to de sa main te­nant un mug de thé avec l’af­fiche. « En at­ten­dant (avec im­pa­tience) fé­vrier 2017 », écrit­elle. Une boucle se­ra bou­clée.

(*) Le mar­di en deuxième par­tie de soi­rée sur France 3.

Trente­neuf marches pour le Fes­ti­val du court mé­trage. AF­FICHE. Ri­car­do Guas­co

Newspapers in French

Newspapers from France

© PressReader. All rights reserved.