À une mê­lée de faire beau­coup mieux

Le Stade Au­rilla­cois n’a pas réus­si à em­pê­cher Bé­ziers de prendre le bo­nus of­fen­sif (25­9)

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Sports Rugby - Nour­re­dine Re­gaieg

À Bé­ziers, le sort du Stade Au­rilla­cois a été scel­lé en même pas deux mi­nutes. Proches d’ob­te­nir un es­sai de pé­na­li­té mé­ri­té au re­tour des ves­tiaires et qui au­rait va­lu très cher, les Can­ta­liens en ont fi­na­le­ment en­cais­sé un dans la fou­lée qui les a re­froi­dis.

Comme la se­maine pas­sée contre Oyon­nax, le sort du Stade Au­rilla­cois s’est joué sur des dé­tails à Bé­ziers. Re­ve­nus de la pause avec un pe­tit point de re­tard au ta­bleau d’af­fi­chage (10­9), les hommes de Je­re­my Da­vid­son et Thier­ry Peu­chles­trade ont en­ta­mé le se­cond acte de la meilleure des ma­nières en as­sié­geant les 22 mètres bi­ter­rois. Mal­heu­reu­se­ment, leurs ef­forts n’ont pas été ré­com­pen­sés.

Une dé­ci­sion in­com­pré­hen­sible

Si Thier­ry Peu­chles­trade sou­li­gnait après coup que ses joueurs au­raient peu­têtre dû prendre les trois points plu­tôt que d’in­sis­ter en mê­lée pour ob­te­nir un es­sai de pé­na­li­té et ain­si prendre les com­mandes du match, le choix fait par les avants « rouge et bleu » d’op­ter pour l’épreuve de force montre que cette équipe n’a pas en­core per­du toute confiance en elle mal­gré les mo­ments dif­fi­ciles qu’elle tra­verse.

Et cette ini­tia­tive au­rait dû être payante. Ul­tra­do­mi­na­teurs en mê­lée, Ni­co­las Ca­tan­za­no et sa bande au­raient dû voir Mon­sieur Del­py fi­ler entre les perches au terme d’une énième mê­lée sous les po­teaux bi­ter­rois. Mais à la stu­peur gé­né­rale, l’ar­bitre en a dé­ ci­dé tout au­tre­ment. Alors que Bé­ziers su­bis­sait clai­re­ment la pous­sée au­rilla­coise et fai­sait tour­ner vo­lon­tai­re­ment la mê­lée pour ne pas se faire en­fon­cer dans son en­but, l’homme en vert a pré­fé­ré pé­na­li­ser Au­rillac. In­com­pré­hen­sible.

Pri­vé d’un es­sai qui lui ten­dait les bras et qui lui était dû ou à mi­ni­ma d’une nou­velle pé­na­li­té as­sor­tie d’un car­ton jaune (52e), le Stade a à peine eu le temps d’ac­cep­ter cette dé­ci­sion dis­cu­table qu’il voyait Ra­mo­ne­da al­lait si­gner un dou­blé à l’autre bout du ter­rain et ain­si don­ner un avan­tage dé­ter­mi­nant à Bé­ziers (54e).

Une bonne oc­ca­sion qui s’en­vole

À 15­9 et face au vent, puis même à 18­9 dans la fou­lée, les Au­rilla­cois n’ont pas bais­sé les bras et ont même failli re­ve­nir dans la par­tie grâce à une énorme per­cée d’un Pe­ni Ra­vai dont les jambes ne lui ont pas (en­core) per­mis d’al­ler au bout de sa che­vau­chée fan­tas­tique.

Bref, avec une équipe qui n’avait pour une fois que très peu tour­née, Au­rillac avait un bon coup à jouer à Bé­ziers. Un plan en­core une fois en par­tie contre­car­ré par l’in­dis­ci­pline can­ta­lienne qui a coû­té quatre car­tons jaunes (Maxime Gra­nouillet et Ro­bert Li­lo­maia­va se­ront d’ailleurs sus­pen­dus pour la ré­cep­tion d’an­gou­lême le 10 fé­vrier). Bien dom­mage tant le Stade Au­rilla­cois est pas­sé proche de faire une bonne opé­ra­tion.

PHO­TO PQR

CA­PI­TAINE. Maxime Pe­tit­jean et ses co­équi­piers ont plu­tôt bien réus­si à conser­ver le bal­lon mais sans sco­rer après la pause.

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