Les pê­cheurs de perles de l’île de Ta­ha’a

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Magdimanche -

La perle de Ta­hi­ti prend les cou­leurs des la­gons, tour à tour, noire, verte, bleue, turquoise, grise... Ses nuances sont in­fi­nies et rares et ne cessent d’ins­pi­rer les plus grands joailliers. Long­temps pê­chée par les plon­geurs, elle est mas­si­ve­ment ex­ploi­tée avec l’ar­ri­vée des Eu­ro­péens jusque dans les an­nées soixante. Tant et si bien, qu’elle dis­pa­raît presque des fonds po­ly­né­siens. La per­mi­cul­ture re­trouve un es­sor in­at­ten­du grâce aux re­cherches et tech­niques dé­ve­lop­pées par le Ja­pon. Des fermes per­lières sont alors créées, no­tam­ment aux Gam­bier, mais éga­le­ment à Ta­ha’a. On y pra­tique sur­tout l’art de la mul­ti­pli­ca­tion des gref­fons. Ain­si naissent les perles mul­ti­co­lores des eaux trans­lu­cides de Po­ly­né­sie.

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