Vi­ni­dôme : le grand mar­ché des vins

Le sa­lon est ou­vert de­puis deux jours et se pour­suit, au­jourd’hui et de­main, à la Grande Halle

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - La une - Phi­lippe Cros

Le plus grand mar­ché aux vins en Au­vergne, c’est en ce mo­ment sous la Grande Halle d’au­vergne. Vous pou­vez y dé­gus­ter cu­vées et confi­dences des vi­gne­rons et vi­gne­ronnes.

S’ap­pro­vi­sion­ner chez les ca­vistes, c’est bien. Ils connaissent les vi­gne­rons dont ils vendent et vantent le vin. En di­rect chez les vi­gne­rons et vi­gne­ronnes, c’est bien aus­si, mais on ne va pas tous les jours dans le Mi­ner­vois ou l’ar­bois. Alors, et c’est au moins aus­si bien, ache­ter son vin à Vi­ni­dôme, c’est une so­lu­tion qui vaut lar­ge­ment le dé­pla­ce­ment vers la Grande Halle d’au­vergne.

En­vi­ron 360 do­maines y sont pré­sents : avec une moyenne d’en­vi­ron cinq éti­quettes cha­cun, à la louche, on vous laisse cal­cu­ler le nombre de cu­vées dis­po­nibles. Jus­te­ment, « vous vou­lez cra­cher ? », lâche une vi­gne­ronne des stands de côtes d’au­vergne. « Oui, ré­pond le dé­gus­ta­teur­ache­teur. La jour­née va être longue... »

Clients plu­tôt jeunes

Ven­dre­di, pour l’ou­ver­ture, les tra­vées ont dé­jà fait le plein de clients, plu­tôt jeunes, entre col­lègues après le bou­lot, « dans une am­biance af­ter­work », ré­sume l’or­ga­ni­sa­tion du sa­lon. Bou­teilles sous le bras, tout le monde a gen­ti­ment quit­té les lieux. Hier, Vi­ni­dôme était en­core ou­vert jus­qu’à 20 h 30, avec en­core beau­coup de monde. Glo­ba­le­ment, « il y a beau­coup d’ha­bi­tués qui viennent avec leur cha­riot et qui ont com­man­dé à l’avance ».

Mais avec le nombre d’éti­quettes dont on vous par­lait plus haut, il se­rait vrai­ment idiot de ne pas sor­tir des sen­tiers bat­tus. Sur­tout que, cette an­née, les stands des vi­gne­rons d’au­vergne vous tendent les bou­teilles dès l’entrée du sa­lon, juste avant la cen­taine de stands de gas­tro­no­mie. On peut dé­ni­cher du « fruit ou de la ma­tière », avec « des vins à dé­gus­ter dans l’an­née ou que vous pou­vez gar­der cinq à six ans ». Par­fois plus. « J’ai un ami qui avait ou­blié une bou­teille de 2005 dans sa cave. Eh bien c’était ex­cep­tion­nel ! », ra­conte une ex­po­sante au­ver­gnate. Evi­tez quand même le 2007, trop grin­ga­let. Pi­not et ga­may mais aus­si un as­sem­blage char­don­nay et ge­wurz­tra­mi­ner, dé­ni­ché au do­maine Mio­lanne (à Nes­chers), qui pro­pose son 2016, pre­mière cu­vée of­fi­cielle es­tam­pillée « bio ».

CÔTES D’AU­VERGNE. Les vins lo­caux sont aux pre­mières loges : ici le do­maine de La­chaux, à Vic-le-comte. PHOTOS RICHARD BRU­NEL

SAINT-AMOUR. A quelques jours de la Saint-va­len­tin, le Saint-amour de Christophe Ter­rier a son pe­tit suc­cès.

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