« Tu viens de Cler­mont, res­pect ! »

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Festival du court métrage - V. L.-M.

Dans le cou­loir de sa mai­son, il a ac­cro­ché plus d’une tren­taine d’af­fiches du Fes­ti­val.

Dans son sé­jour, au­des­sus du ca­na­pé trône celle de cette an­née, en grand for­mat. Sans par­ler des badges, des dos­siers, des ca­ta­logues où sont no­tés tous les films qu’il a vus…

« De­puis 2002, j’ai fait tous les fes­ti­vals », ra­conte Ber­nard Mo­rin, in­for­ma­ti­cien à la re­traite qui a connu, dans ses jeunes an­nées, le Cercle ci­né­ma­to­gra­phique uni­ver­si­taire de Cler­mont­fer­rand (CCUC), pré­mices de la ma­ni­fes­ta­tion. « J’ado­rais le cinéma! ».

Absent d’au­vergne quelque temps pour des rai­sons pro­fes­sion­nelles, il n’est re­ve­nu au court qu’au dé­but des an­nées 2000. Il a même écrit sur le fes­ti­val dans la re­vue du Tré­sor pu­blic où il tra­vaillait.

De­puis qu’il est à la re­traite, Ber­nard Mo­rin est aus­si al­lé voir ailleurs, si l’herbe des autres fes­ti­vals est plus verte. Brest, Bruxelles, Alès, Nice… La sa­coche du fes­ti­val de Cler­mont sur l’épaule. « Tu passes pas pour un plouc. C’est to­tal res­pect ! Ailleurs, ça n’a rien à voir. Les films ne passent pas au­tant de fois ; il y a beau­coup moins de salles. Les réa­li­sa­teurs me disent : “Si on pou­vait al­ler à Cler­mont !” Ça les fait rê­ver ». Hier ma­tin, Ber­nard Mo­rin est re­par­ti pour son ma­ra­thon d’une se­maine. Sa­coche sur l’épaule. ■

BER­NARD MO­RIN. Fes­ti­va­lier pur et dur. PHOTO FRED MARQUET

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