San­di Mor­ris veut dé­col­ler à Cler­mont

La­ville­nie, Braz, Bar­ber mais aus­si un pla­teau féminin de choix, à 16 heures

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Sports athlétisme - Jean-phi­lippe Béal

Si pla­teau mas­cu­lin du All Star Perche de cet après­mi­di est des plus re­le­vés, le duel féminin entre les deux hé­roïnes de Rio 2016, Ste­fa­ni­di et Mor­ris, pro­met un beau mo­ment. Mor­ris est prête.

L’Amé­ri­caine San­di Mor­ris se­ra, au même titre que la Grecque Eka­te­ri­ni Ste­fa­ni­di, la fille à suivre de cette 2e édi­tion du All Star Perche, cet après­mi­di (16 heures).

Le 2, un chiffre que la per­chiste de 24 ans a culti­vé, en 2016. À la sa­veur bien dif­fé­rente, se­lon la sai­son. En fé­vrier, en ef­fa­çant 4,85 m, elle est de­van­cée par sa com­pa­triote Jen­ni­fer Suhr (4,90 m), chez elles, à Port­land, pour le titre de cham­pionne du monde en salle. 4,85 m tou­jours, 6 mois plus tard, à Rio, comme Ste­fa­ni­di. Mais c’est celle­ci, aux es­sais, qui hé­rite du titre olym­pique.

Le meilleur (presque) est pour la fin : le 5 sep­tembre, Mor­ris de­vient, après la Russe Ye­le­na Isin­baye­va, la deuxième femme au monde, à fran­chir 5 m en plein air. A Bruxelles, lors du Mé­mo­rial Van Damme, comp­tant pour la Dia­mond League, qu’elle ter­mi­ne­ra... à la 2e place !

À Cler­mont, Mor­ris jette juste un pe­tit re­gard sur le mil­lé­sime : « Rio, c’est un bon sou­ve­nir mais aus­si une dé­cep­tion, bien sûr, car j’ai sau­té haut et je suis pas­sée vrai­ment juste à cô­té de l’or olym­pique. J’ai su m’en ser­ vir comme mo­ti­va­tion, à Bruxelles. Mais c’est dé­fi­ni­ti­ve­ment der­rière moi. Je suis tour­née vers cette an­née. »

Une an­née qu’elle a bien dé­bu­tée : 4,65 m aux USA, 4,57 m à Rouen puis 4,72 m à Düs­sel­dorf, mer­cre­di soir, meilleure per­for­mance mon­diale 2017 : « A Düs­sel­dorf, j’ai très bien com­men­cé mais j’étais un peu fa­ti­guée sur le fi­nal quand j’ai dû m’at­ta­quer à 4,82 m. »

Sa pré­sence à Cler­mont la ré­jouit, elle qui en avait été pri­vée en 2016, par des obli­ga­tions aux USA : « J’avais beau­coup en­ten­du par­ler du meeting de Re­naud donc quand on m’a in­vi­tée, j’étais très heu­reuse de ve­nir. Je ne vois même pas, d’ailleurs, com­ment j’au­rais pu dire autre chose que “oui”. Et je suis très contente d’être ici avec Eka­te­ri­na( Ste­fa­ni­di) car ça me sti­mule pour al­ler haut », as­sure­t­elle.

L’oeil ri­vé sur Londres

Cler­mont et l’in­door en gé­né­ral, une simple étape, ce­pen­dant, sur son par­cours 2017 : « Le fo­cus est clai­re­ment sur la sai­son en plein air et j’uti­lise la salle pour être vrai­ment per­for­mante à ce mo­ment­là. C’est aus­si l’oc­ca­sion d’es­sayer des choses sur le plan technique, de voir ce qui marche et ce qui ne marche pas. En fait, tout ce qu’on fait cette sai­son, moi et mon coach, c’est pour être au mieux à Londres. Ma sai­son est construite pour ce­la. »

Un tra­vail dont elle en parle sans hé­si­ta­tion : « Dans mon saut, le point faible, c’est le dé­col­lage. Ma course est très bonne, mais le dé­col­lage doit être cor­ri­gé. Pour que ma course me pousse vers le haut, plus que vers l’avant. »

Dé­col­ler fait vrai­ment par­tie de ses am­bi­tions, à la mai­son des Sports : « Je pense vrai­ment que je suis ca­pable de faire une marque mon­diale ici. »

TITRES. Une vice-cham­pionne olym­pique (Mor­ris), en­tou­rée de deux cham­pions olympiques (Braz et La­ville­nie) et d’un cham­pion du monde (Bar­ber), le « sel­fie de fa­mille » avait belle al­lure, ven­dre­di. Ne man­quait en fait que la Grecque Ste­fa­ni­di, en or à Rio, alors pas en­core ar­ri­vée. Mais bien pré­sente, cet après-mi­di. PHOTO RICHARD BRU­NEL

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