LA SE­MAINE DE JACQUES MAILHOT

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Septième jour -

Quel dom­mage !

Nous avions en­fin une bonne sé­rie fran­çaise à la té­lé­vi­sion, « Les nou­velles aven­tures de Pe­ne­lope », sorte d’odys­sée mo­derne avec des re­bon­dis­se­ments, une dis­tri­bu­tion brillante et d’ex­cel­lents dia­logues agré­men­tés de quelques jeux de mots pi­quants, comme l’eu­ro­fillon et autre Fillon à l’an­glaise… Et puis pa­ta­tras…

Un illu­mi­né de Dieu

ve­nu de quelque émi­rat incertain est ve­nu trou­bler cette sa­ga bien fran­çaise en la re­lé­guant au se­cond rang mé­dia­tique.

C’est rageant

car l’au­dience était ex­cel­lente et on te­nait sans doute là un pro­duit 100% fran­çais ca­pable de concur­ren­cer les meilleures pro­duc­tions amé­ri­caines. Pour une fois, Clo­che­merle par­ve­nait à éclip­ser Hol­ly­wood, c’était flat­teur. On se sen­tait ter­ri­ble­ment fier d’être fran­çais. Avec à la clé une dé­cli­nai­son fa­çon « Mar­tine », du genre « Pe­ne­lope à l’as­sem­blée »,« Pe­ne­lope ap­prend à na­ger », « Pe­ne­lope pé­dale dans la se­moule »…

Mais la cui­sine orien­tale

a eu rai­son de la rillette sar­thoise. Il au­ra fal­lu quelques se­condes pour que la dra­ma­tur­gie change de camp. Adieu le pa­tron du Ca­nard, place au pro­cu­reur Mo­lins ! C’est moins tru­cu­lent.

Qu’im­porte.

Rem­pla­cer la fic­tion fran­çaise par des em­plois fic­tifs montre qu’une fois de plus la France a su res­ter pion­nière. Dans son in­fi­nie pro­bi­té, que notre classe po­li­tique en soit re­mer­ciée !

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