Le 14 juillet dans toutes les têtes

Avec le sou­ve­nir de l’at­ten­tat, le coeur n’y est pas…

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - France & monde actualités -

Seize chars pi­qués cha­cun de 3.000 tiges de fleurs, cinq tonnes de mi­mo­sa, des di­zaines d’ar­tistes de rue et de dan­seurs…

Cô­té spec­tacle, le Car­na­val de Nice, qui a dé­mar­ré hier, est tou­jours aus­si im­pres­sion­nant. Mais, cô­té pu­blic, le sou­ve­nir de l’at­ten­tat du 14 juillet est pré­sent dans toutes les têtes.

« On a comme un sen­ti­ment de flot­te­ment », re­lève Louis, « Corse et Ni­çois » comme il se dé­fi­nit, un tren­te­naire ve­nu as­sis­ter aux pre­miers dé­fi­lés car­na­va­lesques avec deux amis rou­mains : « C’est comme si les au­to­ri­tés avaient sen­ti la né­ces­si­té d’or­ga­ni­ser le car­na­val. Mais, on le voit aux tri­bunes qui ne sont pas pleines, on a l’im­pres­sion que ce n’est pas comme d’ha­bi­tude. »

La sé­cu­ri­té om­ni­pré­sente

Plus de bombes à ser­pen­tin et un par­cours qui évite la pro­me­nade des An­glais au pro­fit d’un cir­cuit en centre­ville, avec des por­tiques de sé­cu­ri­té pour pé­né­trer sur ce par­cours, comme dans une fan­zone : la sé­cu­ri­té est om­ni­pré­sente cette an­née.

« C’est une édi­tion par­ti­ cu­lière, les gens sont moins dans l’amu­se­ment que les autres an­nées, sur­tout les Ni­çois. Mes amis étran­gers, eux, pro­fitent à fond du spec­tacle. Ils sont émer­veillés, mais nous, les Ni­çois, on re­garde aus­si sur le cô­té », sou­ligne en­core le jeune homme en dé­si­gnant les ti­reurs d’élite per­chés en haut de l’hô­tel Aston, un éta­blis­se­ment si­tué en sur­plomb du cir­cuit em­prun­té par les chars du car­na­val.

De fait, l’af­fluence laisse un peu dé­pi­tés les or­ga­ni­sa­teurs de la ma­ni­fes­ta­tion. « Nous n’avions ja­ mais fait un lan­ce­ment de car­na­val à moins de 9.000 ou 9.500 spec­ta­teurs », note De­nis Za­non, le di­rec­teur de l’of­fice du tou­risme. « Là, on doit être à 7.000 », es­time­t­il, sur une ca­pa­ci­té to­tale de 14.000 places de­bout ou as­sises.

« On s’y at­ten­dait un peu », pour­suit­il, en es­pé­rant que « la clien­tèle lo­cale et ré­gio­nale, celle qui ré­serve en der­nière mi­nute, va em­brayer dans les jours qui viennent ».

Pour l’heure, les ré­ser­va­tions to­tales sont en baisse de 20 % par rap­port à l’édi­tion 2016.

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