■ LA SE­MAINE DE JACQUES MAIL­HOT

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Septième jour -

Alors que la cam­pagne pré­si­den­tielle res­semble de plus en plus à un com­bat de catch de fête fo­raine où les coups bas font of­fice de pro­gramme, la Cour des comptes pu­blie son rap­port an­nuel.

On y dé­couvre une fois en­core la lé­gè­re­té avec la­quelle nos soi­di­sant « res­pon­sables » po­li­tiques se servent de l’ar­gent pu­blic, tel l’aban­don de l’éco­taxe.

Entre les dé­pu­tés qui captent les de­niers pour em­ployer la fa­mille et les mi­nistres qui les di­la­pident pour sau­ver les ap­pa­rences, nous sommes cer­nés par la ver­tu ré­pu­bli­caine.

Par­mi les perles du genre : la len­teur de la dé­ci­sion gou­ver­ne­men­tale pour rem­bour­ser le rè­gle­ment des loyers des por­tiques éco­taxe. Re­pous­sée de 2014 à 2015, elle au­ra coû­té 76 mil­lions d’eu­ros.

Ce­la met le prix de la ré­flexion gou­ver­ne­men­tale à plus de 208.000 eu­ros par jour.

À ce ta­rif-là, on com­prend mieux pour­quoi ces gens­là gou­vernent de plus en plus sou­vent sans ré­flé­chir.

Ce n’est pas de la lé­gè­re­té ou de l’in­con­sé­quence… C’est de l’éco­no­mie.

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