LA SE­MAINE DE JACQUES MAILHOT

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Septième jour -

Plu­tôt que de ten­ter déses­pé­ré­ment de trou­ver un em­ploi à ceux qui n’en ont pas, les can­di­dats à la pré­si­den­tielle fe­raient bien de son­ger à pré­ser­ver les em­plois de ceux qui en ont dé­jà un.

C’est ce qui semble res­sor­tir des SOS des dé­pu­tés Les Ré­pu­bli­cains et so­cia­listes dont la pré­oc­cu­pa­tion est de conser­ver leur job aux pro­chaines lé­gis­la­tives. Il faut com­prendre ces gens­là.

Entre les que­relles de pa­roisses et les af­faires de fa­mille, nos vaillants mis­sion­naires ré­pu­bli­cains ne savent vi­si­ble­ment plus à quel saint se vouer. Saint Ma­cron ou le bien­heu­reux Ha­mon ? Saint Fillon ou Saint un autre ? Qu’im­porte le pro­gramme pour­vu qu’on sauve sa place… Tout ça dans le seul in­té­rêt de la France !

Cette quête de spi­ri­tua­li­té po­li­tique est émou­vante. Qui ose­ra en­core dire que les Fran­çais ont per­du l’amour du tra­vail et le sens du de­voir. Bien qu’on flirte de plus en plus avec, c’est le contraire des nau­frages. Pour les élus, ce sont les femmes et les en­fants… après.

La bande des « on »,

Fillon, Ha­mon, Ma­cron et autre Mé­len­chon, de­vrait donc pen­ser à mo­di­fier ra­pi­de­ment ses pro­fes­sions de foi. Plu­tôt que de vou­loir sau­ver la France, ils fe­raient mieux de com­men­cer par sau­ver son Par­le­ment.

C’est d’une lo­gique qua­si médicale : la France étant ju­gée ma­lade par tous, elle doit donc gar­der la Chambre.

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