Dé­jà condam­né pour ou­trages, ré­bel­lion et vio­lences conju­gales

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Région -

Yas­sine O. n’avait ja­mais été mis en cause jus­que­là dans des af­faires d’en­ver­gure. Son par­cours est néan­moins émaillé de quelques écarts.

Après trois condam­na­tions an­té­rieures – no­tam­ment pour ou­trages –, le tren­te­naire a com­pa­ru une der­nière fois de­vant le tri­bu­nal de Cler­mont­fer­rand le 16 dé­cembre 2015. Ce jour­là, il doit ré­pondre de vio­lences sur sa femme, ré­bel­lion en­vers les po­li­ciers et re­fus de se sou­mettre aux pré­lè­ve­ments d’em­preintes.

Pri­son ferme

Se­lon les élé­ments ren­dus pu­blics à l’audience, une vive dis­pute avait écla­té trois mois plus tôt au do­mi­cile des époux, alors en ins­tance de di­vorce, en pré­sence de leur en­fant d’un an. Mo­tif ? Yas­sine O. n’avait semble­t­il pas sup­por­té de voir des pho­tos de sa com­pagne, ins­crite en école d’in­fir­mières, por­tant une blouse blan­ che… À leur ar­ri­vée, les po­li­ciers avaient trou­vé la vic­time en pleurs, bles­sée au vi­sage. Cel­le­ci avait confié être ré­gu­liè­re­ment frap­pée et me­na­cée par son ma­ri. Avant, pour­tant, de re­ti­rer sa plainte.

« Je me suis em­por­té parce qu’elle ne s’oc­cupe pas bien de notre foyer, mais je m’en suis pas pris à elle. Je me suis éner­vé contre les meubles », s’était dé­fen­du Yas­sine O. à la barre. Le pré­ve­nu avait aus­si jus­ti­fié son agres­si­vi­té en­vers les fonc­tion­naires ve­nus l’in­ter­pel­ler en sou­te­nant que « c’étaient eux qui étaient ex­ci­tés ». « Je re­grette de m’être mis en co­lère », avait­il conclu.

À l’is­sue des dé­bats, le tren­te­naire avait éco­pé de douze mois de pri­son, dont six as­sor­tis d’un sur­sis avec mise à l’épreuve pen­dant deux ans. Une peine en­tiè­re­ment amé­na­gée. Il était donc tou­jours sui­vi, dé­but 2017, par un juge d’ap­pli­ca­tion des peines.

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