Pe­rei­ra : « Le Bédat me tient à coeur » A

L’or­ci­nois à Blan­zat cet après­mi­di « avec la mo­ti­va­tion de ga­gner »

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Sports - Ra­phaël Ro­chette ra­phael.ro­chette@cen­tre­france.com

Parce qu’il est « à la mai­son » quand il dis­pute le « Bédat », l’or­ci­nois Florent Pe­rei­ra en fait l’un des ob­jec­tifs de son dé­but de sai­son, au­jourd’hui.

n’en pas dou­ter, ce se­ra l’un des cou­reurs les plus en­cou­ra­gés, cet après­mi­di, tout au long des vingt ki­lo­mètres du cir­cuit de l’épreuve Élite du « Bédat ». De Fon­ta­nas, près d’or­cines, Florent Pe­rei­ra n’au­ra pas beau­coup de ki­lo­mètres à faire pour se rendre au dé­part, à Blan­zat.

Plus lo­cal que lui, c’est dif­fi­cile, y com­pris par­mi ses co­équi­piers du Team Pro Im­mo Ni­co­las Roux. Il roule vrai­ment à do­mi­cile sur ce Cir­cuit des com­munes de la val­lée du Bédat, l’ap­pel­la­tion à ral­longe de la clas­sique d’ou­ver­ture de la sai­son, en Au­vergne. Et for­cé­ment, l’an­cien pro, de re­tour de­puis jan­vier au Team Pro Im­mo, y est très at­ta­ché. Il ai­me­rait l’ins­crire ab­so­lu­ment à son pal­ma­rès. Lors de ses deux der­nières par­ti­ci­pa­tions, il en a été l’un des ac­teurs ma­jeurs. 2017 se­ra peu­têtre son an­née...

Le Bédat, une course si spé­ciale. « C’est une course qui me tient à coeur, parce qu’elle est à la mai­son. Elle compte aus­si beau­coup pour l’équipe. C’est le cham­pion­nat du monde du Team Pro Im­mo. Ce­la met une pres­sion sup­plé­men­taire, mais on es­saie de la gé­rer comme il faut. On va être sou­te­nu par des connais­sances. On au­ra beau­coup de sup­por­ters. Des pas­sion­nés, des gens qui aiment le vé­lo, qui suivent le Team Pro Im­mo. Ce­la nous donne en­vie. C’est une source de mo­ti­va­tion sup­plé­men­taire. C’est pour ce­la que c’est sym­pa de cou­rir chez soi, de temps en temps. »

L’an pas­sé, il était ve­nu en spec­ta­teur. « J’avais fait un gros mois de fé­vrier avec Rou­baix. J’avais en­chaî­né la Mar­seillaise, Bes­sège, Tour Med, Haut­var et La Pro­vence. Donc beau­coup de courses dans le mois. Il fal­lait que je souffle. Je n’avais pas pu prendre le dé­part, ce n’était pas pos­sible... J’avais pré­fé­ré ve­nir en spec­ta­teur, en­cou­ra­ger les co­pains et puis re­voir les gens qui me sou­tiennent. »

« Pas en­core à 100% »

Un des fa­vo­ris, au­jourd’hui. « Je fais par­tie des fa­vo­ris, car j’ai dé­jà fait 2e (en 2015) et 4e (en 2014). Je pars avec l’en­vie, la mo­ti­va­tion de ga­gner, mais je ne suis pas spé­cia­le­ment confiant. Quand on prend le dé­part d’une course, c’est for­cé­ment pour la ga­gner, de ma­nière in­di­vi­duelle ou col­lec­tive. Si ce n’est pas moi (qui l’em­porte), j’es­père que ce se­ra un de mes co­équi­piers. Qu’au moins la vic­toire res­te­ra dans l’équipe (Syl­vain Georges s’était im­po­sé à Dur­tol en 2015 et Maxime Le La­van­dier à Sayat, l’an pas­sé, ndlr) .»

Un état de forme bien avan­cé. « Cette an­née, je réa­lise un as­ sez bon dé­but de sai­son. Je ne suis pas en­core à 100 %, mais je sens que ça vient pe­tit à pe­tit. Même si je ne suis res­té pro qu’un an, j’avais un peu per­du l’ha­bi­tude de cou­rir avec les ama­teurs. Ce n’est pas du tout le même type de course. Le rythme est plus sac­ca­dé, en ama­teur. Quand il y a des at­taques suc­ces­sives, j’au­rais été mal si je n’avais pas fait de cy­clo­cross cet au­tomne. Là, ça va. Il faut que je re­trouve du dy­na­misme, la ca­pa­ci­té à en­chaî­ner ra­pi­de­ment des ef­forts in­tenses et courts. Je l’avais un peu per­du. Ce­la va vite re­ve­nir. »

Un trio d’ex­pros af­fû­tés au Team Pro Im­mo Ni­co­las Roux. « On a une bonne équipe. Avec Théo Vim­père et Pierre­hen­ri Le­cui­si­nier, qui marchent fort, on est les hommes en forme de ce dé­but de sai­son. Tous les trois, on des­cend de chez les pros. On a en­vie de re­bon­dir chez les ama­teurs. Il y a un gros ni­veau. Ça roule vite. Ce­la ne va pas être fa­cile. On est trois en forme, mais ce­la n’em­pêche pas qu’un autre cou­reur de l’équipe puisse jouer sa carte ou sur­prenne tout le monde. » Plus d’une an­née sans vic­toire, ce­la com­mence à faire long. « Ga­gner chez les pros, c’est quelque chose de dif­fi­cile. En étant néo­pro, c’est même qua­si­ment im­pos­sible. Ça fait un mo­ment main­te­nant que je n’ai plus le­vé les bras, à part en cy­clo­cross. Ma der­nière vic­toire re­monte à sep­tembre 2015, à la Clas­sic Jean­pa­trick Du­buis­son, à Mont­lu­çon. L’an pas­sé, j’étais pro et j’ai dé­sor­mais tour­né la page. Mon re­tour à Pro Im­mo, c’est un nou­veau dé­part. On a at­ta­qué la sai­son au dé­but du mois. J’ai fait deux fois 5e, une fois 10e et 14e, en étant ac­teur des courses. Théo (Vim­père) a fait 3e et 5e. Pierre­hen­ri (Le­cui­si­nier) une fois 4e. On tourne au­tour de la vic­toire. On ne s’in­quiète pas. Ça va ve­nir. Quand on au­ra ga­gné la pre­mière, les autres vont s’en­chaî­ner. »

« Prendre des risques »

Un par­cours taillé pour ses qua­li­tés de pun­cheur­sprin­teur. « C’est un cir­cuit qui cor­res­pond à mon pro­fil, ain­si qu’à Pierre­hen­ri ou Théo. On est un peu pa­reil tous les trois. Théo est un peu plus grim­peur. Pierre­hen­ri est plus rou­leur, même s’il grimpe bien aus­si. Moi, je suis da­van­tage sprin­teur. On a cha­cun nos qua­li­tés et notre fa­çon de ga­gner des courses. »

Une ar­ri­vée au sprint, en pe­tit co­mi­té ? « Je vois bien un pe­tit groupe ar­ri­ver au sprint, comme l’an­née (2014) où j’avais fi­ni 4e à Cé­ba­zat. Ce style d’ar­ri­vée, ça ne me fait pas peur. Après, il ne fau­dra pas que je re­com­mence la même bê­tise. J’avais abor­dé le vi­rage mal pla­cé et je m’étais fait tas­ser dans la bar­rière. Du coup, j’avais dû frei­ner pen­dant le sprint... Im­pos­sible de ga­gner ! Si je suis de­vant, il fau­dra que je fasse au­tre­ment. Mieux abor­der le sprint. Quitte à prendre des risques, à vi­rer trop tôt, à être trop de­vant. Tant pis, au moins je se­rai sûr de ne pas me faire en­fer­mer. »

« Le cham­pion­nat du monde du Team Pro Im­mo »

« À LA MAI­SON ». Florent Pe­rei­ra est at­ta­ché au « Bédat ». Deux fois pla­cé (ici 2e en 2015, à Dur­tol), il as­pire à le ga­gner en­fin. En forme, l’or­ci­nois du Team Pro Im­mo est l’un des prin­ci­paux fa­vo­ris, au­jourd’hui. PHO­TO. FRANCK BOI­LEAU

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