LA SE­MAINE DE JACQUES MAILHOT

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Septième Jour -

On n’y croyait plus .Et l’évé­ne­ment s’est en­fin pro­duit. Bay­rou a re­joint Ma­cron. « En panne » a re­joint « En Marche ! ».

Quelle épo­pée. La France n’est pas en­core sau­vée mais on s’en ap­proche. Conforme à son en­ga­ge­ment politique, Em­ma­nuel Ma­cron por­tait dé­jà une al­liance à chaque main. Il en a dé­sor­mais une troi­sième.

C’est le che­va­lier ba­gué.

Un cham­pi­gnon ré­pu­té dont le seul dé­faut est de fondre à la cuis­son.

Notre Béar­nais n’ayant plus grand monde à ses basques, il n’avait guère d’autre choix que ce ral­lie­ment en rase cam­pagne. Il a donc ten­du la main, même si elle est qua­si­ment vide.

Du centre que reste-t-il ?

Des grandes sur­faces, tout au plus. Notre ca­po­ral des Py­ré­nées a donc fait don de sa per­sonne à Ma­cron.

De quoi com­po­ser un duo d’ora­teurs hors du com­mun. L’élo­quence fran­çaise a de belles jour­nées de­vant elle.

Les mau­vais es­prits vous di­ront qu’hier en­core Fran­çois di­sait pis que pendre d’em­ma­nuel. Mais en politique, ce qui compte n’est pas ce qu’on a dit, mais ce qu’on va dire et qu’on ne fe­ra pas for­cé­ment.

En quelques jours, la Ve Ré­pu­blique semble avoir re­noué avec les plus belles heures de la IV° avec ses mar­chan­dages de cor­ri­dors, ses fausses fian­çailles et ses ma­riages de no­taires.

Fi­nie la nuit des longs couteaux. Au­jourd’hui, ce sont les se­conds, voir les ca­nifs, qui sont à la ma­noeuvre.

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