Les in­fir­miers anes­thé­sistes mo­bi­li­sés

Ils veulent des re­ve­nus à la hau­teur de leur ni­veau de for­ma­tion

La Montagne (Clermont-Ferrand) - - Région actualité - ■ Phi­lippe Cros

Les in­fir­miers anes­thé­sistes di­plô­més d’etat (IADE) sont mo­bi­li­sés pour ré­cla­mer de meilleurs sa­laires, à la hau­teur de leurs cinq an­nées d’études et de leur mas­ter.

Hier après­mi­di, ils étaient une tren­taine, blouse bleue sur le dos, pour por­ter leurs re­ven­di­ca­tions mais aus­si faire connaître aux pas­sants de la place de Jaude, à Clermont­fer­rand, une pro­fes­sion de santé mé­con­nue, qui compte en­vi­ron deux cents pro­fes­sion­nels en Auvergne et 9.500 en France. « On est une pro­fes­sion in­vi­sible, les gens ne nous connaissent pas. »

Etre ré­mu­né­rés à la juste va­leur

Ni in­fir­miers ni anes­thé­sistes mais in­fir­miers anes­thé­sistes. Les anes­thé­sistes jouent un rôle cen­tral dans l’hô­pi­tal. De­puis deux ans, ils re­ven­diquent une re­va­lo­ri­sa­tion de leur ré­mu­né­ra­tion, à la juste va­leur de leur ni­veau mas­ter bac + 5. Comme les psy­cho­logues et les sages­femmes. « Nous sommes res­pon­sables de l’anes­thé­sie, ex­plique Au­drey Ey­ragne, co­or­don­na­trice du ras­sem­ble­ment avec Émi­lie Bernard. Quand vous ar­ri­vez au bloc, c’est nous qui sommes là et qui avons pré­pa­ré la salle. On col­la­bore en­suite avec l’anes­thé­siste et on reste en­suite avec vous. On est là pour faire le lien entre l’anes­thé­sie et la chi­rur­gie. On est aus­si là pour le ré­veil. »

Par­mi les re­ven­di­ca­tions, celle concer­nant la ré­mu­né­ra­tion est la prin­ci­pale. « Nous avons un mas­ter bac + 5 mais sans la re­con­nais­sance de ré­mu­né­ra­tion pro­mise. Au­jourd’hui, nous sommes la pro­fes­sion bac + 5 la moins bien payée de la fonc­tion pu­blique avec, à l’hô­pi­tal, une dif­fé­rence de 800 € ! On reste mo­bi­li­sé parce que l’on craint un pas­sage en force du mi­nis­tère avec une prime (60 € bruts) et de l’in­dice (70 € bruts), loin de nos re­ven­di­ca­tions. » Ils s’at­tendent à une dé­ci­sion im­mi­nente les concer­nant, pas for­cé­ment fa­vo­rable : « Comme ça, le mi­nis­tère pour­ra dire que le pro­blème a été ré­glé. »

Les in­fir­miers anes­thé­sistes par­ti­ci­pe­ront à la ma­ni­fes­ta­tion na­tio­nale de la fonc­tion pu­blique, pré­vue le mar­di 7 mars.

BLOUSES BLEUES. Les in­fir­miers anes­thé­sistes d’auvergne ont or­ga­ni­sé un ras­sem­ble­ment, place de Jaude, à Clermont-fer­rand, avant la ma­ni­fes­ta­tion na­tio­nale de la fonc­tion pu­blique le 7 mars.

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